Objectifs du projet

Protection contre le risque inondation, mais aussi revalorisation environnementale et aménagement de loisirs doux autour des berges : tels sont les grands objectifs du projet Isère amont.

 

LES OBJECTIFS DU PROJET

Le projet Isère amont concerne 29 communes de l'Isère entre Pontcharra et Grenoble, et plus de 300 000 habitants.

Ce projet présente trois objectifs majeurs :

  • la protection contre les inondations des zones urbanisées et urbanisables au schéma directeur de l'agglomération grenobloise en redonnant à l'Isère plus d'espace en crue grâce au principe des champs d'inondation contrôlée (CIC) ;
  • la valorisation environnementale des milieux liés à la rivière en reliant l'Isère aux milieux naturels qu'elle fertilise. Ceci permettra de redynamiser les espaces naturels afin de restaurer le patrimoine extrêmement riche de la vallée du Grésivaudan ;
  • l'appropriation des berges de l'Isère par les habitants à travers le développement des loisirs récréatifs et notamment en favorisant l'accès aux digues et aux espaces naturels contigus.

Ce projet est intégré, c'est à dire qu'il prend en compte l'ensemble de ces trois composantes et que pour atteindre ce but, il fait appel à la solidarité de toutes les communes concernées.

 

POURQUOI CE PROJET ?

Le projet Isère amont est né de plusieurs constats :

  • Si la crue de 1859 se reproduisait de nos jours, en tenant compte de la conformation actuelle de la vallée (digues, autoroute, voie ferrée…), les dommages atteindraient 1 milliard d'euros. Pour autant, remonter les digues encore plus haut ne ferait que reporter les inondations plus en aval, et aggraver les dommages en cas de rupture de la digue…
  • La vallée du Grésivaudan a perdu en 20 ans 30 % de sa forêt alluviale. Les digues actuelles, construites au ras du lit de la rivière, l'enserrent et la coupent des milieux qui lui sont normalement associés : forêt alluviale, mais aussi bras morts de la rivière, marais…
  • Les hommes ont déstabilisé la rivière en prélevant des matériaux dans son lit pour les constructions, et en coupant des méandres : son lit s'est enfoncé à l'amont, et au contraire, a tendance à remonter à l'aval de Domène sous l'effet des dépôts de sables et graviers. L'Isère constitue entre Pontcharra et Grenoble un axe vert qui est peu valorisé : à l'exception de quelques bases de loisirs situées sur d'anciennes gravières, la fréquentation des berges et digues est peu organisée.

Principales mesures

Cliquez ici pour découvrir toutes les composantes du projet Isère amont.

Phasage des travaux

DESCRIPTION

Vu l’importance du linéaire de berges et des surfaces de terrains concernés par le projet Isère amont, il est apparu nécessaire de programmer l’ensemble des travaux devant être réalisés en plusieurs phases successives. Approuvés par le conseil syndical du Symbhi dès 2007, les critères de définition du phasage des travaux pour le projet Isère amont étaient les suivants :

  • donner la priorité là où le gain de protection est maximal par rapport aux sommes investies (zones urbanisées à forts enjeux socio-économiques et actuellement soumises à une fréquence d’inondation élevée) ;
  • veiller à ce que la tranche de travaux décidée ne dégrade pas la situation actuelle en cas de crue à l’aval ou à l’amont des travaux, et ce quelle que soit la fréquence de la crue considérée ;
  • prendre en compte les urgences signalées, les projets bloqués dans l’attente des travaux ;
  • veiller à un équilibre dans le temps entre les travaux purement hydrauliques et les travaux environnementaux ;
  • déterminer des tranches de travaux compatibles financièrement avec les enveloppes mobilisables.

 

Priorité au secteur aval

Au terme de réflexions menées autant sur un plan hydraulique que technique et logistique, trois phases de travaux distinctes ont été programmées.

La première tranche (achevée) visait à sécuriser en priorité la partie aval de la vallée du Grésivaudan car, très urbanisée, elle était soumise à la fréquence d’inondation la plus élevée. Elle recouvre donc la totalité des aménagements devant être mis en œuvre dans les 10 communes situées entre Saint-Ismier et l'agglomération grenobloise. Ce choix permet de satisfaire un autre critère essentiel : aucun chantier ne doit dégrader la situation actuelle en cas de crue.

Cette tranche comprenant peu d’aménagements environnementaux, certains chantiers ont été rajoutés afin d’équilibrer les parts d’investissements environnementaux entre les 3 phases. Initiés en amont du secteur tranche 1 dès 2012, ils concernent la totalité des reconnexions piscicoles sur les affluents de l’Isère, l’aménagement des gravières de Bernin (étang de Bois Claret) et de Montbonnot (étang des Grandes Iles), ainsi que l’aménagement environnemental du bras mort de Pré Pichat à Crolles.

Les tranches 2 et 3 (démarrées fin 2015) concernent les 19 communes situées entre Chapareillan et Saint Ismier, et permettront l'achèvement de la protection de l'ensemble de la vallée du Grésivaudan, jusqu'à l'agglomération grenobloise. Les chantiers au sein de ces tranches 2 et 3 sont menés en une seule et unique phase.

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Carte des aménagements du projet Isère amont / Crédits image : Joel Valentin

CHIFFRES CLES

 

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Autorisations du projet

DESCRIPTION

Le principal arrêté d’autorisation obtenu par le Symbhi pour le projet Isère amont, est la déclaration d’utilité publique, signée le 23 juin 2009 par le Préfet de l’Isère.

Suite à l’enquête publique tenue à l’été 2008 et aux informations données par le Symbhi dans son dossier de demande, le Préfet de l’Isère a déclaré d’utilité publique le projet Isère amont, justifiée par la satisfaction des objectifs suivants :

  • protection contre les inondations (avec les champs d’inondation contrôlée) ;
  • mise en valeur des milieux naturels (forêt alluviale, anciens bras, gravières, replantations, franchissements piscicoles) ;
  • réappropriation des berges par les habitants.

Cet arrêté autorise également le Symbhi à acquérir soit à l’amiable, soit par voie d’expropriation, les terrains nécessaires à l’opération. Enfin, il permet de mettre en compatibilité les documents d’urbanisme (POS, PLU) des communes de la vallée du Grésivaudan, si certaines dispositions pouvaient gêner la réalisation des travaux.

Valable 5 ans, la Déclaration d’Utilité Publique a été prorogée de 5 ans supplémentaires en juin 2014, afin de tenir compte de la durée des travaux.

 

L’autre procédure-cadre est l’autorisation au titre de la Loi sur l’Eau et du Code de l’Environnement puisque le projet comporte des incidences sur la ressource en eau et sur l’environnement. Au terme de l’enquête publique de 2008, le Préfet de l’Isère a émis une autorisation cadre pour la totalité de l’opération Isère amont (arrêté du 12 mai 2009). Ce document a été complété par deux autorisations complémentaires lorsque le Symbhi a pu apporter les précisions nécessaires quant aux modalités de réalisation de travaux :

  • le 21 juin 2011, pour la tranche 1 ;
  • le 7 août 2015, pour les tranches 2 et 3.

Les arrêtés listent les ouvrages réalisés, les périodes de travaux, et précisent notamment les moyens d’analyse, de surveillance et de contrôle que le Symbhi doit mettre en place, ainsi que les mesures compensatoires au projet.

L’arrêté du 12 mai 2009 permet aussi de déclarer d’intérêt général le projet Isère amont.

 

Du point de vue des espèces protégées, le Symbhi a réalisé une demande de dérogation validée par les instances nationales de suivi. Les principales espèces visées sont la Petite Massette (Typha Minima), l’Inule de Suisse (Inula Helvetica), l’Ail Rocambole (Allium Scorodoprasum) et le Séneçon des Marais (Senecio Paludosus), ou encore le Castor d’Europe.

Cette procédure a abouti sur un arrêté préfectoral signé le 3 août 2009, fixant les mesures de conservation, les mesures compensatoires et les mesures d’accompagnement et d’évaluation à réaliser.

 

Les travaux du Symbhi nécessitent de couper du bois. La liste des parcelles visées par ces défrichements a fait l’objet de deux procédures d’autorisations :

  • le 21 juin 2011, pour la tranche 1 ;
  • le 7 août 2015, pour les tranches 2 et 3.

Ces arrêtés fixent également les surfaces à compenser. Ainsi sur la tranche 1, le Symbhi a été autorisé à défricher 8,8 ha, et 17,4 ha pour les tranches 2 et 3.

 

Citons enfin parmi les procédures complémentaires :

  • les autorisations (ou déclarations, ou enregistrements) pour le stockage temporaire des matériaux issus des curages de l’Isère, avant remise en œuvre pour les renforcements de digue, dans le cadre d’une procédure dite « ICPE » (Installations Classées au titre de la Protection de l’Environnement) ;
  • les procédures relatives à la mise en dépôt des limons dans les gravières (« ISDI », Installations de Stockage de Déchets Inertes) ;
  • une autorisation pour procéder aux travaux au sein du Domaine Public Fluvial géré par l’Etat ;
  • une autorisation préfectorale pour pénétrer sur les terrains privés pour procéder à des investigations préalables (ex : levés topographiques, sondages géotechniques…).

 

CHIFFRES CLES

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Opérations de déboisement à Pré Pichat à Crolles / Crédits image : SO Dupontrenoux

Financement du projet

Pour réaliser les travaux du projet Isère amont, le Symbhi bénéficie de financements de différents partenaires.

 

DESCRIPTION

Les partenaires financiers du Symbhi sont les suivants :

Le financement d’Isère amont se répartit donc comme suit :

 

Financement Isère amont tranche 1 : 43% par l'état, 51% par le symbhi et 6% par l'agence eau rhône alpes


 

plan de financement tranche 2 et 3 : Symbhi 52 %, État 39%, Agence eau rhône alpes 8%

 

Dispositions foncières

Cliquez ici pour comprendre les dispositions foncières prises par le Symbhi pour acheter les terrains nécessaires à la réalisation du projet Isère amont.

Aménagements dans votre commune

Cliquez ici pour visualiser les aménagements réalisés par le Symbhi dans votre commune, dans le cadre du projet Isère amont.

Comité consultatif

Le Comité consultatif Isère amont est l'instance de concertation du projet. Il réunit l'ensemble des partenaires de l'opération pour faire le point sur les démarches en cours.

 

DESCRIPTION

Le Comité consultatif Isère amont regroupe plus de 80 structures :

  • communes ;
  • élus ;
  • administrations ;

Il s'est réuni à chaque étape-clé du projet pour présenter les résultats des études et prendre l'avis des partenaires sur certaines dispositions du projet. Depuis le démarrage des travaux en 2012, il se réunit au début de chaque année pour présenter les travaux réalisés l'année précédente et les travaux à venir.

 

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Comité consultatif Isère amont du 15 mars 2016 / Crédit image : SYMBHI

 

CHIFFRES CLES

 

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DOCUMENTS A TELECHARGER :

Vous pouvez consulter ci-dessous le point d'avancement présenté par le Symbhi lors du dernier Comité consultatif tenu le 10 février 2017 :

Presentation Symbhi Comite Consultatif 2017.pdf

Compte rendu du comite consultatif 2017.pdf