La base vie

LOCALISATION

La base vie de la tranche 1 / Crédit image : SYMBHI - Joel Valentin

 

CONTEXTE ET ENJEUX

Pour pouvoir réaliser ses travaux, le Symbhi devait disposer d’une base logistique pour les entreprises.

Le Symbhi a eu l'opportunité d'acquérir plus de 6 ha sur le site des anciennes pépinières Paquet au coeur de la plaine de la Taillat à Meylan.Ce site, par sa localisation centrale, se prêtait parfaitement à l'accueil de la base vie du chantier.

Après avoir nettoyé le site, la terre végétale a été décapée et stockée contre la digue, puis les installations de chantier ont été mises en place pour donner un lieu de vie pendant la journée de travail des ouvriers, et pour accueillir les nombreuses réunions de chantier hebdomadaires entre le Maître d'oeuvre et les entreprises.

La majeure partie du site a été consacrée au stockage des graves issues des arasements de bancs de l'Isère, à leur ressuyage, puis à leur lavage, leur concassage et leur criblage, avant leur reprise pour les confortements des digues sur toute la vallée. Le site a donc vu et verra encore d'importantes rotations d'engins de chantier.

A la fin de la tranche 1, le site a été remis en valeur du point de vue environnemental et replanté, ce qui a permis à la tranche 1 d'être excédentaire en reboisement, par rapport aux défrichements réalisés sur les digues. Ont ainsi été aménagés : des zones replantées avec des essences d’arbres diverses et adaptées au secteur, des prairies humides, des mouvements de terre pour les oiseaux…

 

PLANNING

 

 

La base vie « Paquet amont » pendant les travaux, avec les stocks de matériaux / Crédits image : Photec

 

CHIFFRES CLES

 

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Les bancs arasés

LOCALISATION

 

Localisation des travaux d'arasement de bancs entre Meylan et Grenoble / Crédits image : Joel Valentin

 

CONTEXTE ET ENJEUX

Afin de permettre à l'eau de l'Isère de s'écouler plus facilement en cas de crue, les 23 bancs recensés entre Pontcharra et Grenoble doivent être arasés, c'est-à-dire débarrassés des matériaux solides charriés par la rivière puis déposés le long de ses berges ou au milieu de son lit. L'opération qui vise à optimiser la capacité hydraulique de l'Isère procure un autre avantage : la ligne d'eau de la rivière en cas de crue étant plus basse, les nouvelles digues le seront tout autant, ce qui procurera des économies sur le budget de confortement des ouvrages de protection.

 

DESCRIPTION TECHNIQUE

Priorité au secteur aval

Entre Domène et Grenoble, 11 bancs ont été répertoriés. Les deux premiers bancs curés étaient situés à La Tronche, le long des berges de la boucle des Sablons et du CHU. La loi sur l'eau limitant toute intervention en cas de débit supérieur à 150 m³/s (ce qui est le cas dès la fonte des neiges), le banc situé au niveau de l'Ile Verte (Grenoble) avait été reporté à l'automne 2012.

Un chantier particulier à Grenoble

Après le curage des bancs de La Tronche entre février et avril 2012, un chantier similaire a démarré en novembre 2012 sur la berge de l'Isère située de part et d'autre du pont de l'Ile Verte. L'opération visait à curer le banc, c'est-à-dire enlever les matériaux solides charriés par la rivière puis déposés le long de ses berges ou au milieu de son lit.

Ici, 60 000 m³ de graves naturelles, de sable, de sablons et de terre devaient être prélevés, soit autant que la quantité moyenne transportée par la rivière chaque année. Ce curage visait à optimiser la capacité hydraulique de la rivière : dès la crue biennale, l'eau s'écoulera plus facilement - et en plus grande quantité - dans la dernière boucle de l'Isère avant sa confluence avec le Drac.

Le chantier a été programmé pour progresser de l'aval vers l'amont. Compte tenu de l'urbanisation du secteur et de la présence d'un muret constituant un obstacle pour accéder à la berge, la circulation des pelleteuses et celle des camions devant évacuer les matériaux prélevés dans le lit de la rivière s'est faite depuis le Chemin de Halage où la rampe d'accès existante a été élargie.

En pied de digue, les engins de chantier ont circulé sur une piste créée sur le banc devant être curé. Pour leur permettre de travailler sans contrainte, quelques arbres morts et ceux trop penchés dans l'eau ont été coupés (environ 35 troncs sur 480, soit moins de 10 % du couvert végétal). Ailleurs, des opérations d'élagage ont été réalisées si nécessaire.

Du fait d'un hiver doux et de pluies fréquentes, ce chantier a été plusieurs fois retardé. Quand le niveau d'eau s'élèvait trop du fait des précipitations, la circulation devenait impossible et le chantier devait être arrêté. De plus, avant la reprise du curage, la piste de circulation devait être reconstituée car les petites crues la détériorent à chaque fois.

Celle du 2 février 2013 a été préjudiciable car le pic de crue a atteint 410 m3/s alors que le débit est normalement voisin de 150 m3/s en cette période de l'année. Grâce à des cadences ajustées et des horaires de travail aménagés, le chantier a été mené à son terme avant fin mars et les hautes eaux printanières.

Le travail des entreprises a donc été plus difficile et du retard a été pris. Pour terminer les travaux avant la fonte des neiges, la Ville de Grenoble a autorisé le Symbhi et ses entreprises à prolonger les travaux en début de soirée. La journée de travail a donc été portée de 7 h à 21 h.

 

Des matériaux utilisés pour d'autres chantiers

Roulés et déposés par le courant, les matériaux extraits des bancs sont des graves naturelles, des sables, des sablons, parfois des matériaux terreux. Leur granulométrie est en général inférieure à 100 mm. Les graves et les matériaux sablo-graveleux issus du curage avaient été stockés sur l'aire Paquet amont en vue d'être utilisés plus tard. Les matériaux fins sablonneux ont été déposés en gravière à Montbonnot-Saint-Martin ou stockés pour les aménagements paysagers. D'autres ont été mis en dépôt définitif dans la gravière de Bernin. La terre a elle été réutilisée pour végétaliser les digues confortées.

 

PLANNING

 

 

BUDGET

2 292 759 € HT : montant du marché exécuté (après réalisation et en tenant compte des modifications en cours de marché).

Financeurs de ce lot : Etat, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

CHIFFRES CLES

 

 

Les plages de dépôt

CONTEXTE

Les plages de dépôt vont permettre la surveillance du transport sédimentaire à l'échelle de la vallée du Grésivaudan

Entre le pont de Brignoud et celui de Domène, deux plages de dépôt ont été aménagées dans le lit de l’Isère. L’objectif est de piéger les matériaux solides transportés par la rivière et d’éviter leur accumulation sur le secteur proche de l’agglomération. 

 

Carte des plages de depôts
Carte des plages de depôts / Crédit image : SYMBHI - Joel Valentin

 

DESCRIPTION TECHNIQUE

L'Isère : une rivière alpine

Pour s’en convaincre, il suffit d’observer son régime particulier au printemps et à l’automne, les deux saisons les plus redoutées pour les crues. Elle l’est aussi pour un autre phénomène qui a fait l’objet d’études avancées lors de la phase d’avant-projet : environ 60 000 m³ de graviers, sables et limons, sont charriés chaque année par la rivière en provenance des massifs alpins que sont la Tarentaise, la Maurienne, Belledonne, Les Bauges et Chartreuse.

Un lit trop haut en aval

Que l’Isère transporte des matériaux est naturel. Ce qui pose problème c’est le dépôt de ces matériaux dans les courbes successives de la rivière du fait de la faible pente de la plaine du Grésivaudan. Deux conséquences fâcheuses ont été constatées en aval : la capacité d’écoulement du cours d’eau en période de crue a fortement diminué, et le niveau de son lit s’est progressivement élevé, ce qui explique aussi des remontées de nappe phréatique plus fréquentes dans la plaine et un risque de débordements plus élevé.

Que faire ? Extraire !

La solution retenue pour lutter contre l’engravement du lit de l’Isère a consisté à créer deux plages de dépôt là où une rupture de pente a déjà été repérée. Piéger les matériaux provenant du secteur amont entre Brignoud et Domène permet d’enrayer leur progression vers l’aval. La première plage qui s’étend du pont de Brignoud jusqu’au ruisseau de Lancey est longue de 2 170 m, la seconde est aménagée sur les 2 700 m séparant le pont de la Bâtie du pont de Domène.

Gestion durable

La phase chantier proprement dite consiste à curer le fond du lit vif de l’Isère de façon à créer deux cuvettes permettant aux graviers de se déposer naturellement. Environ 65 000 m³ de matériaux seront prélevés à partir de cet automne. Un volume à confirmer avant travaux grâce à des mesures rigoureuses de la profondeur des fonds. La rivière déposera chaque année de nouveaux matériaux. Un prélèvement de 30 à 60 000 m³ de matériaux sera donc périodiquement organisé selon le résultat des mesures bathymétriques à venir. L’Isère étant une rivière domaniale, c’est à l’Etat que devrait revenir la charge d’assurer cet entretien. Une remise en gestion est cependant envisageable selon des modalités qui devront être définies.

 

PLANNING  

 

BUDGET

608 485 € HT : montant du marché exécuté (après réalisation et en tenant compte des modifications en cours de marché).

 

Les confortements de digue

LOCALISATION

Les principaux aménagements de la tranche 1 / Crédits image : Bruno Fouquet

 

CONTEXTE ET ENJEUX

Erigées il y a plus d'un siècle à proximité du lit de la rivière et avec tout type de matériaux, certaines digues de l'Isère sont instables. Le projet d'aménagement a permis de conforter les plus fragiles, selon des modalités qui varient en fonction des lieux et des faiblesses constatées.

 

DESCRIPTION

Conforter côté plaine

Une digue est un remblai longitudinal dont la fonction principale est d'empêcher la submersion des basses-terres situées au-delà de l'ouvrage. En situation de crue et donc de montée de l'eau le long du remblai, on dit que la digue est « en charge ». Constituée le plus souvent de matériaux terreux ou perméables, toute digue fragilisée court le risque de « glisser » côté terre. Pour remédier à cela, on effectue un confortement mécanique. L'opération consiste à élargir le remblai grâce à un apport de sables et de graviers le long du talus, côté plaine.

Linéaire de digues confortées coté plaine : 8 700 m.

Secteurs concernés : digues entre Montbonnot et Meylan, et entre Domène et Gières.

 

Elargissement de digue à Montbonnot Crédits image : Symbhi
Elargissement de digue à Montbonnot  / Crédits image : Symbhi

 

Protéger contre l'érosion interne

Il arrive parfois que, dans le corps de digue, des matériaux sont entrainés du fait que de l'eau circule latéralement. On parle alors d'érosion interne. Le risque est qu'une brèche se crée brutalement à l'endroit de cette percolation. Dans ce cas, lors de la phase de confortement, des matériaux drainants et filtrants sont installés sur un film géotextile posé à même le talus. Le but est de stopper tout mouvement latéral de l'eau et des matériaux.

Cette intervention n'est réalisable que dans les cas où l'élargissement de la digue est autorisé. Or, il est parfois impossible d'élargir côté plaine, notamment dans les secteurs fortement urbanisés. Pour résoudre l'érosion interne ou empêcher toute circulation de l'eau sous l'endiguement, on renforce l'ouvrage en posant des parois étanches dans le corps de digue. Jusqu'à 5-6 m, elle prend la forme d'un coulis de ciment-bentonite versée dans une tranchée large d'environ 60 cm. S'il faut descendre plus bas, la solution du rideau de palplanches s'impose.

Linéaire de digues renforcées par parois étanches : 3 800 m.

Secteurs concernés : digue du domaine universitaire à Saint Martin d’Hères, et à Meylan, en amont de la Taillat.

 

Injection de coulis dans la digue du Domaine Universitaire Crédits image : Symbhi
Injection de coulis dans la digue du Domaine Universitaire / Crédits image : Symbhi

 

Conforter côté rivière

Les digues de l'Isère étant implantées trop près de l'Isère, elles sont particulièrement sensibles au travail de sape exécuté par la rivière elle-même. Dès que l'eau monte et tourbillonne, des cavités se forment par endroits au pied du talus. On parle alors d'affouillement. Le risque est que le talus s'effondre dans la rivière et que ses matériaux soient emportés par l'eau. Dans les secteurs présentant ce type de faiblesse, le pied de la berge est protégé par la pose d'enrochements. La partie supérieure est aménagée par apport de graviers et de terre végétalisée (graminées et espèces arbustives). Parfois, utiliser les aptitudes biologiques, physiologiques et physiques des plantes suffit à stabiliser une berge. On parle alors de génie végétal.

Linéaire de digues protégées par enrochement : 3 500 m.

Secteurs concernés : au niveau du pont du tram (La Tronche), et à Meylan, en amont de la Taillat.

 

Rehausser la digue

Partout où la digue est plus basse que le niveau de référence, c'est-à-dire celui de la crue bicentennale, la digue doit être rehaussée. Cette intervention s'effectue par simple apport et compactage de sablons et de graviers.

Linéaire de digues rehaussées : 1 500 à 2 000 m.

Secteurs concernés : en aval du pont de Domène, entre l'étang de La Taillat et le pont de la rocade sud et près du pont du tram à La Tronche.

 

ZOOM

La pose des palplanches

Les travaux du Domaine Universitaire ont été menés à l’été 2012 sur un linéaire total de 810 m. L'intervention s'est déroulée en utilisant la technique du vibro-fonçage.

« Pour les enfoncer dans le corps de la digue, on utilise la force verticale d'une pelle et on fait vibrer les palplanches » explique Franck Zimmer, chef de chantier de GTS ». La seule difficulté majeure rencontrée cet été a été la présence - parfois ! - d'enrochements à partir de 5 m de profondeur. « Dans ces cas, nous avons utilisé un marteau à air comprimé pour atteindre la cote de 7 m » précise Franck Zimmer.

Le chantier a progressé, de l'aval vers l'amont, à raison de 100 à 120 palplanches par jour, soit environ 60 m, avec là aussi des sondages réalisés de façon régulière pour vérifier la nature des matériaux constitutifs de la digue. A la différence du chantier « coulis », les palplanches sont enfoncées en bordure de piste, côté rivière. Le plus souvent elles dépassent de 50 cm le niveau de la piste mais un merlon végétalisé a été aménagé afin d'obtenir le niveau de protection requis lors des études de projet. Ce merlon sera absent en un seul endroit long de 200 m, constituant de fait le déversoir de sécurité prévu dans le projet. Là, pour enfoncer les palplanches à 5 cm en dessous de la crête de digue, des travaux de terrassement ont été nécessaires.

Interrogé sur les autres difficultés rencontrées, Franck Zimmer n'en retient pas de notable mais insiste sur la nécessité de « battre les palplanches » de façon verticale et rectiligne pour satisfaire les objectifs de sécurité. Seule autre contrainte observée : la chaleur en août. Que ce soit du côté coulis ou du côté palplanches, les équipes de chantier ont adopté un planning  inhabituel durant 3 semaines : de 6 à 15 h. En plein été, ce n'est pas l'eau qui représente le plus grand danger sur une digue mais le soleil !

 

Pose de palplanches à Meylan Crédits image : SO Dupontrenoux
Pose de palplanches à Meylan / Crédits image : SO Dupontrenoux

 

PLANNING

 

 

LES CONFORTEMENTS DE DIGUE EN VIDEO

 

 

 

 

 

 

 

BUDGET

16 771 120 € HT : montant des 6 principaux marchés exécutés (après réalisation et en tenant compte des modifications en cours de marché, ce montant comprend aussi les merlons).

Financeurs de ce lot : Etat, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

CHIFFRES CLES

 

Les déversoirs

Ces aménagements permettent l'entrée d'eau dans une zone sans mettre en péril la digue. Mais il existe plusieurs types de déversoir sur le projet Isère amont.

LOCALISATION

Localisation des déversoirs / Crédits image : Joël Valentin

 

DESCRIPTION

Qu'est-ce qu'un déversoir ?

La crue de référence étant la bicentennale (c’est-à-dire une crue susceptible de se produire en moyenne une fois tous les 200 ans), la cote de tous les endiguements de la vallée est calée pour satisfaire ce niveau de protection. Cependant, pour écrêter les crues dès l’épisode trentennal, le niveau de la digue est volontairement établi plus bas en certains endroits : là sont aménagés les déversoirs des champs d’inondation dont la longueur peut varier entre 45 et 110 m.

Afin d’éviter toute brèche en cas de surverse, les déversoirs sont réalisés à l’aide de gabions (casiers faits de solides fils de fer tressés et contenant des pierres). Du fait de la hauteur de chute, l’énergie déployée par l’eau sera plus forte en pied. Aussi, des bassins de dissipation sont aménagés au pied des déversoirs, côté plaine.

Les matelas gabions et les surfaces horizontales seront ensuite remplis de 10 cm de terre végétale et engazonnés. La circulation pédestre et cycliste restera possible en crête où tout boisement sera proscrit pour des raisons de sécurité.

Quel est le rôle des déversoirs d'alimentation ?

Ils permettent d’alimenter les CIC dès la crue trentennale. Via ces passages aménagés sur les digues, l’eau de l’Isère pénétrera dans chaque CIC (Champ d'inondation contrôlé), en même temps et à faible vitesse, pour y séjourner durant 24 à 48 heures. C’est le temps nécessaire pour que l’onde de crue s’éloigne dans le lit de l’Isère et que le niveau d’eau baisse suffisamment pour que chaque CIC soit entièrement vidangé via des passages busés aménagés ailleurs dans le corps de la digue.

Achèvement d’un déversoir d’alimentation à Saint Ismier / Crédits image : SO Dupontrenoux

 

Quel est le rôle des déversoirs de sécurité ?

Ces ouvrages exceptionnels ne fonctionneront qu’en cas de crue supérieure à la bicentennale. En effet, la hauteur de tous les endiguements satisfait le niveau de protection de la crue de 1859 qualifiée de bicentennale. Mais, en cas de crue supérieure, le risque est que des brèches se créent et que de grandes masses d’eau surgissent brusquement et n’importe où. Nous avons fait le choix de prévoir des soupapes de sécurité en quelque sorte. En cas de crue supérieure à la bicentennale, l’eau de la rivière rejoindra aussi la plaine inondable via les déversoirs de sécurité. Cela procure deux avantages : les digues seront préservées et la surverse se fera en douceur, en des endroits connus et choisis du fait qu’il y a peu d’enjeux à proximité.

Vue aérienne d’un déversoir de sécurité à Saint Ismier / Crédits image : SO Dupontrenoux

 

PLANNING

 

BUDGET

3 546 200 € HT : montant du marché exécuté (après réalisation et en tenant compte des modifications en cours de marché).

Financeurs de ce lot : Etat, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

PRESENTATION VIDEO DES DEVERSOIRS

 

CHIFFRES CLES

 

Les ouvrages mobiles d’alimentation

LOCALISATION

 Localisation des clapets d'alimentation / Crédits image : Joël Valentin – Symbhi

 

CONTEXTE ET ENJEUX

Pour connecter la rivière à certains champs d’inondations contrôlée, le Symbhi a fait installer dans les digues des clapets, permettant ainsi de réguler le débit de la rivière. Zoom sur ces « portes » haute technologie, aux dimensions spectaculaires.

 

DESCRIPTION TECHNIQUE

Durant la tranche 1 des travaux, le Symbhi a fait installer 4 clapets pour l’alimentation des champs d’inondation contrôlée (CIC). Ces clapets sont des alternatives aux « déversoirs » : quand le niveau de l’eau monte, les clapets s’abaissent, laissant passer l’eau dans une ouverture creusée dans la digue. L’eau va alors remplir les CIC, et retarder l’arrivée du pic de crue en aval, ce qui limitera les dégâts pour les personnes et les biens.

Le clapet le plus important a été installé au Bois Français, sur la commune de Saint-Ismier. Ses dimensions sont impressionnantes : 2 ouvrages de 12 mètres de long par 2,50 mètres de haut. Fabriqué dans les Vosges, il a été livré par convoi exceptionnel et installé au printemps 2016.

Des capteurs permettent de mesurer la montée de l’eau et commandent l’ouverture des vannes. L’ordre de verrouiller ou déverrouiller les portes peut être aussi donné à distance. Enfin, en cas de panne d’électricité, le clapet a été conçu de manière à pouvoir être actionné de manière mécanique.

Sur le même principe, trois autres clapets ont été installés sur les communes du Versoud, de Montbonnot et de Gières.

 

Installation du clapet de Murianette par grue / Crédits image : SO Dupontrenoux

 

L’ouvrage mobile d’alimentation (clapet) de Murianette à la fin des travaux  / Crédits image : SO Dupontrenoux

 

PLANNING

 

 

PRESENTATION VIDEO DU FONCTIONNEMENT DES OUVRAGES MOBILES D'ALIMENTATION

 

 

 

 

 

BUDGET

4 292 300 € HT : montant du marché de travaux relatif à la réalisation des ouvrages mobiles d’alimentation.

Financeurs de ce lot : Etat, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

CHIFFRES CLES

 

 

Les merlons

LOCALISATION

Exemple de localisation d'un merlon / Crédits image : Symbhi – Joël Valentin

 

CONTEXTE ET ENJEUX

Pour cantonner l’eau dans les champs d’inondation contrôlée, assurer la protection de secteurs habités ou de certains ouvrages hydrauliques ou de génie civil, des remblais sont érigés dans la plaine : ce sont des merlons.

Exemples de merlons construits :

  • Le long de la Rocade Sud à Meylan (1000 ml) ;
  • Le long de la RD 11m à Montbonnot (950 ml)

Ils peuvent atteindre une hauteur de 2 à 3 m.

 

Survol du merlon achevé Crédits image : Photec
Survol du merlon de Montbonnot achevé / Crédits image : Photec

 

DESCRIPTION : EXEMPLE DU MERLON DE LA RD11M A MONTBONNOT

Le long de la RD11m qui relie Montbonnot-Saint-Martin à Domène, l'aménagement d'un remblai vient de démarrer. Cet ouvrage hydraulique long de 950 m est destiné à cantonner jusqu'à 7,1 millions de m³ d'eau dans le vaste champ d'inondation contrôlée qui s'étendra jusqu'à Saint-Ismier.

Pour réduire les hauteurs d'eau dans le lit de l'Isère et protéger les zones urbaines lors des fortes crues, des champs d'inondation contrôlée (CIC) sont aménagés dans les zones agricoles et naturelles. Le secteur Saint-Ismier / Montbonnot-Saint-Martin accueille le plus important édifié dans le cadre de la tranche 1. Sa surface est de 166 ha, sa capacité de stockage de 7,1 millions de m³, la hauteur d'eau pouvant atteindre 2,7 m en cas de crue bicentennale. Pour optimiser le stockage de l'eau dans le CIC et protéger autant que possible la route, la construction d'un merlon de cantonnement des eaux a été nécessaire le long de la RD11m. Via une buse, l'eau peut transiter - sans gêne pour circuler sur la route - dans l'autre CIC situé en aval de la RD11m.

Mise en oeuvre

Pour pouvoir ériger ce merlon dont la hauteur pourra varier entre 2 et 3 m, des travaux de défrichement préalable ont été réalisés en 2013. Après le décapage de la terre végétale sur une hauteur moyenne de 30 cm, le remblai a été progressivement érigé par apport de matériaux fins de type sables et graviers, puis de matériaux plus grossiers, compactés et mis en œuvre par couches d'épaisseur permettant une densification optimale. La pente des talus est de 3/2.

 

Opérations de terrassement pour construire le merlon / Crédits image : SO Dupontrenoux

 

Finitions

Au terme du chantier, la terre végétale a été rapportée et l'ouvrage hydraulique végétalisé. Dans le cadre du projet, le Symbhi a prévu l'aménagement d'une piste d'entretien sur la crête du merlon de cantonnement et d'un cheminement en pied sur l'intégralité de son linéaire. Les services techniques du Département ont pris le relais en aménageant une piste cyclable goudronnée sur la crête de la digue, permettant aux usagers de circuler en toute sécurité le long de cette route très utilisée.

 

PLANNING

 

EXEMPLE DE REALISATION D'UN MERLON EN VIDEO

 

 

 

BUDGET

11 102 635 € HT : montant des 3 principaux marchés exécutés (après réalisation et en tenant compte des modifications en cours de marché, ces marchés comprennent également des élargissements de digue).

Financeurs de ce lot : Etat, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

CHIFFRES CLES

 

Les revêtements de digue

DESCRIPTION

Après les travaux de renforcement de digue, comment sont restitués les chemins en crête de digue ?

Deux types de revêtement sont mis en œuvre sur le chemin de digue.

  • Un enrobé a été déposé là où une piste cyclable existait déjà auparavant. C’est le cas sur le long linéaire qui permet de relier Meylan au secteur de Bois Français.
  • Ailleurs, des chaussées non terreuses mais praticables par les poussettes, les vélos ou les adeptes du jogging ont été aménagées. C’est le cas autour de l’ENS de La Taillat à Meylan, ou entre Domène et Gières.

Ces chaussées non terreuses pourront être goudronnées ultérieurement à l’initiative des communes et intercommunalités si un projet de piste cyclable voit le jour.

 

PLANNING

 

 

LES REVETEMENTS DE DIGUE EN VIDEO

 

 

BUDGET

1 440 430 € HT : montant du marché exécuté (après réalisation et en tenant compte des modifications en cours de marché).

Financeurs de ce lot : Etat, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

Digue revêtue d’une chaussée à Meylan à gauche / Digue revêtue d’un enrobé à Montbonnot à droite
Crédits image : SO Dupontrenoux

 

La station de pompage de Cheminade à Gières

LOCALISATION

Localisation de la station de pompage de Cheminade / Crédit images : Symbhi - Joël Valentin

CONTEXTE ET ENJEUX

Le canal de Cheminade est un équipement unique dans la vallée du Grésivaudan. Il permet de rejeter les eaux provenant du versant de Belledonne dans l’Isère.

Le système chantourne

Le canal de Cheminade est une chantourne. Simple fossé de drainage au droit de l'aérodrome du Versoud, ce cours d'eau prend le nom de « chantourne » au niveau de Domène et Murianette, avant de rejoindre l'Isère à Gières. Au passage, il collecte plusieurs ruisseaux provenant de Belledonne mais aussi les eaux de ruissellement des zones urbaines et les eaux de nappes drainées dans la plaine agricole.

La surface totale du territoire concerné est de 20 km².

Ce n'est qu'en aval de Domène que, longé par deux endiguements, la chantourne devient le canal de Cheminade. A partir de sa connexion avec le ruisseau de Murianette, il ne reçoit plus d'eau. Au-delà, les eaux de la partie basse de la plaine rejoignent l'Essarton, une autre chantourne.

L'Isère en crue refoule

Tous les riverains le savent : dès que l’Isère est en crue, l’eau remonte le long du canal de Cheminade et de deux de ses affluents, inondant les terres basses et menaçant certains bâtiments. Pour une crue de type bicentennale, les calculs ont montré que le refoulement pourrait être observé jusqu’au rond-point de Domène.

Du côté de l’Essarton, on observe le même phénomène. Au niveau de ses deux exutoires situés juste en aval du canal de Cheminade, les vannes munies de clapets anti-retour ne sont plus fonctionnelles.

 

DESCRIPTION TECHNIQUE

Les premières études prévoyaient de surélever de 1 à 2 m les digues de Cheminade et des ruisseaux du Rivet et de Murianette sur une longueur totale de 4 km. Cette solution permettait de contenir le refoulement de l'Isère mais ne prenait pas en compte une crue simultanée sur le canal lui-même, par suite d'orages sur Belledonne.

Conçue par Egis Eau et Egis Géotechnique, la solution finalement retenue consiste à empêcher toute remontée de l'Isère puis à pomper les eaux de Cheminade et celles de l'Essarton pour les rejeter dans l'Isère à un niveau plus élevé.

C'est le principe même du polder !

 

HISTOIRE DE L'AMENAGEMENT

La construction de l’ouvrage de génie civil à l’exutoire du cours d’eau était achevée avant l’été 2013 mais tous les équipements acquis par le Symbhi pour permettre le pompage de l’eau du canal et son rejet dans l’Isère (vannes et pompes) n’ont pu être installées qu’à l’automne 2013.

Au printemps 2014, 2 vannes et 4 pompes supplémentaires ont été installées.

Durant l’hiver 2015, le faible niveau d’eau dans le canal de Cheminade a retardé la phase de test des équipements installés pour pomper et rejeter l’eau du canal de l’autre de l’ouvrage de génie civil. Les premiers essais de pompage ont finalement été programmés pendant la fonte des neiges, le 27 mars 2015. Après le confortement des berges réalisé en aval de la station et la crue du 2 mai qui a permis de tester la station en conditions réelles, d’autres essais ont été effectués en juin en vue d’optimiser son fonctionnement.

 

PLANNING

 

LA STATION DE POMPAGE DE CHEMINADE EN VIDÉO

 

 

BUDGET

2 724 665€ : montant du marché exécuté après la réalisation et en tenant compte des modifications en cours de marché).

Financeurs des travaux : Etat, Département de l'Isère, Grenobles Alpes Métropole, Communauté des communes du Grésivaudan

 

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Génie civil achevé sur la station de pompage / Crédit images : Symbhi

CHIFFRES CLES

 

Le bras mort de Pré Pichat

LOCALISATION

 

Localisation du bras de Pré Pichat à Crolles / Crédits image : Joël Valentin – Symbhi

 

DESCRIPTION

Au niveau du péage de Crolles, des pêcheurs et promeneurs habitués à parcourir la digue ont découvert un paysage ouvert sur le site de Pré Pichat : les chantiers visant à reconnecter au lit de l'Isère deux anciens bras comblés par les matériaux déposés par la rivière sont terminés.

Le premier chenal qui longe la digue sur environ 500 mètres est de nouveau alimenté par la nappe d’eau souterraine dans sa partie amont et par les remontées de l'Isère dans sa partie aval. Sur ce secteur à faible vitesse d’écoulement, les interventions ont permis de recréer des milieux humides favorisant le développement d'habitats diversifiés le long des berges, notamment un reboisement avec des espèces de bois tendre comme le saule.

 

Principe de réouverture d’un ancien bras mort / Crédits image : Joël Valentin

 

En bordure de l’Isère, comme cela a été fait à Meylan, un second bras a été terrassé à Pré Pichat : alimenté de façon permanente, il permet de redynamiser le milieu intra-digue. Au printemps 2014, nos équipes ont pu vérifier le bon comportement des plants de petite massette repiqués en cet endroit à l’automne 2013 après avoir été acheminés depuis la pépinière de Meylan.

Vues aériennes du bras mort de Pré Pichat / Crédits image : Photec

 

A noter : la circulation de tout véhicule motorisé étant interdite sur ce site, des clôtures ont été installées en crête de digue. Merci de respecter l’équilibre de cette forêt alluviale  classée en ENS.

 

PLANNING

 

LE BRAS MORT DE PRE PICHAT EN VIDEO

 

BUDGET

350 000 € HT : montant du marché exécuté (après réalisation et en tenant compte des modifications en cours de marché).

Financeurs de ce lot : Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

L'étang des Grandes Iles

Ancienne gravière, l’étang des Grandes Iles, également connu sous le nom de l’étang Pacific, a été aménagé avec les excédents de matériaux des travaux, pour devenir un site favorable aux populations d’oiseaux, libellules et de batraciens. Les travaux ont permis d’accueillir des chantiers écoles pour des formations.

 

LOCALISATION

Localisation de l'étang des Grandes Iles / Crédits image : Joël Valentin – Symbhi

 

DESCRIPTION

Après 3 années de travaux, l’étang des Grandes Iles présente un bilan prometteur. Comme on pouvait l’espérer, on constate sur site la reproduction d’espèces rares ou protégées comme le guêpier d’Europe, oiseau migrateur ou l’ischnure naine, une libellule.

Les travaux pour la transformation de l’étang s’inscrivent dans le cadre des mesures compensatoires que la loi impose lors des grands travaux qui peuvent avoir un impact écologique. Le Symbhi a décidé de faire de cette obligation une force et d’en tirer une plus-value pour le projet qu’il menait. Il a alors engagé un travail de concertation avec les pêcheurs et les associations environnementales comme la Ligue de Protection des Oiseaux mais également avec les gestionnaires des espaces naturels sensibles (ENS). À l’issue de ces discussions, le projet s’est affiné, remodelant le site, afin d’intégrer toutes les caractéristiques propices au développement de la faune et de la flore visées.

Les aménagements ont été réalisés grâce à l’apport de matériaux - limons, terre – récupérés lors des travaux effectués sur les berges ou dans le lit de l’Isère. Cela a ainsi permis de valoriser ces matériaux extraits de la rivière.

À l’issue des travaux, l’étang est devenu un endroit particulièrement accueillant pour des oiseaux comme le héron pourpré, le petit gravelot ou la rousserolle effarvatte. Ces espèces se raréfient, car leur habitat tend à disparaître, sous le coup de l’urbanisation des espaces naturels. Par la présence notamment de roselières ou de plages de graviers, l’étang des Grandes Iles leur offre un refuge salutaire, ce qui lui vaut d’être maintenant inclus dans l’espace naturel sensible départemental du Bois de la Bâtie.

Les travaux de l’étang des Grandes Iles ont été l’occasion de partenariats avec des centres de formation. Des élèves en BTS Agricole, en bac professionnel ou des adultes en entreprise d’insertion sont venus, dans le cadre de leur formation, participer à la plantation de saules et de plantes hélophytes (semi-aquatiques). En tout, ce sont 120 personnes qui ont participé à la renaturation de l’étang des Grandes Iles.

Pour le moment, l’étang des Grandes Iles n’est pas ouvert au public. Des observatoires vont être prochainement installés, qui permettront à tous de profiter de cet endroit, et observer, sans les déranger, ses habitants à plumes, à nageoires, palmes ou écailles...

 

ZOOM

De Pacific aux Grandes Iles

Situé sur la commune de Montbonnot-Saint-Martin, l’étang des Grandes Iles a été creusé dans les années soixante. C’est en réalité un ancien site d’exploitation de granulats, d’où ont été extraits les matériaux nécessaires à la construction de l’A41.

Mais alors pourquoi « Pacific » ? Du nom de l’ancien comité d’entreprise « Pacific » situé à Grenoble, fabricant de chauffe-eau, qui louait deux plans d’eau sur le secteur pour la pratique de la pêche. Aujourd’hui, le nom du lieu-dit historique est remis à l’honneur et l’étang « Pacific » redevient l’étang « des Grandes Iles » rappelant qu’historiquement, l’Isère avait un lit en tresse qui divaguait dans tout son lit majeur, pour former ici et là, des îlots plus ou moins temporaires.

 

L’étang Pacific en 2016 après les travaux / Crédits image : Photec

 

PLANNING

 

BUDGET

410 000 € HT : montant consacré à cet aménagement.

Financeurs de ce lot : Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

CHIFFRES CLES

 

 

Les reconnexions piscicoles

LOCALISATION

Localisation des reconnexions piscicoles / Crédits image : Symbhi

 

CONTEXTE ET ENJEUX

 

Les travaux de la tranche 1 ont permis de reconnecter l’Isère avec 7 de ses affluents. Désormais, les poissons peuvent remonter vers ces cours d’eau, qui sont leurs zones de repos et de reproduction.

 

DESCRIPTION TECHNIQUE

Au fil des années, le lit de l’Isère s’est enfoncé. On constatait donc un décalage pouvant atteindre 2,30 m entre le lit de l’Isère et celui de ses affluents. Or, ce saut empêchait les poissons de remonter ces ruisseaux, et de trouver des zones au débit plus tranquille afin de se reposer et se reproduire. Ce phénomène est assez répandu et conduit à un appauvrissement de la faune piscicole.

Pour y remédier, les lois relatives à l’Environnement imposent de reconnecter les rivières à leurs affluents, afin de rétablir la continuité piscicole : la possibilité pour les poissons d’évoluer dans les rivières aussi bien que dans leurs affluents.

 

Le principe de la reconnexion piscicole de l’Isère à un affluent / Crédits image : Joël Valentin

 

Confronté à cette obligation, le Symbhi a réalisé des aménagements piscicoles sur 7 affluents de l’Isère, dans le cadre de la première tranche de travaux. Différentes solutions ont été mises en place pour permettre aux poissons de remonter les cours d’eau, adaptées à chaque cas de figure, de la plus simple par agencement de blocs et cailloux, à la plus complexe comme les passes à poissons constituées de bassins maçonnés en béton.

Mis en service depuis 2013 pour les plus « anciens », les aménagements piscicoles sont régulièrement inspectés, afin de vérifier qu’ils sont bien opérationnels, et bien utilisés.

À ce jour, le bilan est très satisfaisant. Les aménagements piscicoles sont bien utilisés et les poissons sont davantage présents dans les affluents de l’Isère. Ce succès doit beaucoup à l’implication des différents acteurs présents dès la phase de conception, et notamment ceux du monde de la pêche. À ce jour, cette forte implication se poursuit par le travail rigoureux d’entretien courant des ouvrages par tous les acteurs présents, gestionnaire des espaces naturels sensibles et des digues, associations syndicales et surtout les associations de pêche.

 

Connexion piscicole du ruisseau de Lancey à l’Isère à gauche et connexion piscicole du canal de Bois Claret à l’Isère par bassin à droite
/ Crédits image : Symbhi

 

PLANNING

 

LES RECONNEXIONS PISCICOLES EN VIDEO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BUDGET

1 050 000 € HT : montant consacré à cet aménagement.

Financeurs de ce lot : Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

 

CHIFFRES CLES

 

 

Les mesures de loisirs

LOCALISATION

Localisation des principales mesures de loisir / Crédits image : Joël Valentin

 

CONTEXTE ET ENJEUX

Le projet Isère amont a pour 3ème grand objectif de développer les loisirs doux autour de la rivière. Des mesures simples sont mises en œuvre pour valoriser ce patrimoine : des parkings, des haltes vertes, des passerelles… La réappropriation de la rivière par ses riverains est désormais acquise. Revue d’effectif.

 

DESCRIPTION TECHNIQUE

Les parkings

Les pistes de digue ne sont pas ouvertes à la circulation de véhicules motorisés (sauf aux ayants-droits, services de secours et le gestionnaire chargé de la surveillance et de l’entretien). Pour structurer le stationnement à proximité des digues, le Symbhi a prévu de réaliser des petits parkings.

L’accès aux digues et aux espaces naturels de la rive droite (ENS - Espace Naturel Sensible -  de La Taillat et de La Bâtie) peut se faire désormais à partir de 3 nouveaux parkings d’une dizaine de places. Le long de la voie verte située en crête de digue, cela porte à 7 le nombre d’aires de stationnement disponibles entre le parc de l’Ile d’Amour et la boucle de Bois Français. Elles permettent de se rapprocher de la digue en voiture puis de rejoindre la crête de la digue : à pied, à cheval, en vélo et - dans la plupart des cas - en fauteuil roulant.

Les haltes vertes

Plusieurs haltes vertes ont été aménagées en crête de digue. Ombragées et dotées de bancs ou de mobilier rustique pour faire un agréable pique-nique, ces aires de détente ont bénéficié de travaux de génie végétal (plantations de bosquets isolés et de haies basses). Enfin, par endroits également, des rampes aménagées côté rivière permettent de se rapprocher encore davantage de l’Isère, en toute sécurité.

Halte verte à Gières / Crédits image : SO Dupontrenoux

 

Des passerelles pour la continuité des promenades

Suite aux opérations de démantèlement du barrage de Séchilienne sur la Romanche, l'Etat disposait de deux passerelles piétonnes qui allaient se retrouver sans usage.

De son côté, le Symbhi avait reçu des demandes complémentaires pour assurer une meilleure continuité des cheminements piétons aux confluences de l'Isère avec :

  • le ruisseau de l'Alloix, à Sainte Marie d'Alloix, pour éviter un grand détour
  • la chantourne de Meylan, à Meylan, pour des raisons de sécurité des nombreux usagers provenant du parc de l'Ile d'Amour et utilisant les digues.

Le Symbhi a donc assuré le transport et la réinstallation de ces deux passerelles, avec un concours financier exceptionnel du Département de l'Isère.

La passerelle de Sainte Marie d’Alloix  / Crédits image : SO Dupontrenoux

 

PLANNING

BUDGET

1 200 000 € HT : montant des marchés relatifs aux aménagements de loisirs (après réalisation et en tenant compte des modifications en cours de marché).

Financeurs de ce lot : Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

CHIFFRES CLES