Les Délaissés de Sainte Marie d’Alloix

LOCALISATION

 

DESCRIPTION TECHNIQUE

Les Délaissés de Sainte Marie d’Alloix représentent l'un des premiers sites des tranches 2 et 3 du projet Isère amont faisant l’objet de travaux de renaturation.

Le Symbhi lance en 2017 le marché de travaux qui va consister à procéder au terrassement et à l’aménagement environnemental des Délaissés de Sainte-Marie-d’Alloix, en rive gauche du ruisseau d’Alloix.

Le site est aujourd’hui occupé partiellement par un terrain de motocross qui circule dans un milieu ouvert de friche humide, bancs nus de graviers. Cette zone est colonisée par des arbustes dont le buddleia.

Le site a fait l’objet d’une première phase d’aménagement dans le cadre de la tranche 1 du projet Isère amont, avec la réalisation d’un nouveau lit du ruisseau d’Alloix à la confluence avec l’Isère, et la pose d’une passerelle pour les cheminements (voir photos).

 

Le nouveau lit de l'Alloix à gauche et la passerelle sur l'Alloix à droite / Crédits image : SO Dupontrenoux

 

Les travaux consistent en des terrassements, une création de mares phréatiques et fossés de connexions, des protections de berges, des plantations et des engazonnements.

Retrouvez dans cette section le compte-rendu régulier de l’avancement de ces travaux.

 

BUDGET

166 600 € HT : montant à l’attribution du marché de travaux.

Financeurs de ce lot : Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

CHIFFRES CLES

 

Les merlons

LOCALISATION

 

 

 

DESCRIPTION TECHNIQUE

Les merlons de cantonnement sont installés sur les bordures des champs d’inondation contrôlée (CIC), ces zones au bas des déversoirs, qui accueillent le surplus d’eau en cas de crue. Les merlons jouent le rôle de petites digues, et maintiennent l’eau à l’intérieur du périmètre défini pour le CIC, pour protéger les habitations et les diverses constructions situées derrière.

 

Principe du fonctionnement d’un champ d’inondation contrôlée et d’un merlon de cantonnement
Principe du fonctionnement d’un champ d’inondation contrôlée et d’un merlon de cantonnement / Crédits image : Bruno Fouquet

 

Depuis 2016, le Symbhi a fait réaliser plusieurs merlons de cantonnement :

  • A Pontcharra, en bordure sud de la zone industrielle de Pré Brun, le long de la station d’épuration. Ce merlon permet d’empêcher l’eau de remonter depuis le champ d’inondation contrôlée de Pontcharra – Le Cheylas ;
  • Au Cheylas, tout autour de la scierie de la Rolande, pour assurer sa protection ;
  • A Crolles, au nord-est de la zone industrielle. Ce merlon protège de nombreuses structures de l’inondation du champ d’inondation contrôlée de Lumbin – Crolles : siège de la Communauté de Communes du Grésivaudan, piscine intercommunale, entreprises, centre commercial…
  • A Saint Nazaire Les Eymes, pour limiter l’inondation du champ d’inondation contrôlée de la Bâtie.

D’autres merlons seront construits au fur et à mesure de l’avancement du projet.

 

Merlon de cantonnement de Saint Nazaire Les Eymes / Crédits image : SO Dupontrenoux

 

CHIFFRES CLES

 

Les digues renforcées

LOCALISATION

 

 

 

DESCRIPTION TECHNIQUE

Erigées à proximité du lit de la rivière, certaines digues de l’Isère sont instables. D’où la nécessité de conforter les plus fragiles. Les modalités varient en fonction des lieux et des faiblesses constatées.

 

Conforter côté rivière

Les digues sont particulièrement sensibles au travail de sape exécuté par la rivière. Dès que l’eau monte et tourbillonne, des cavités se forment par endroits au pied du talus. On parle alors d'affouillement. Le risque est que le talus s’effondre et que ses matériaux soient emportés par l’eau. En ce cas, le pied de la berge est protégé par la pose d’enrochements et la partie supérieure aménagée par apport de graviers et de terre végétale. Parfois, utiliser les aptitudes physiques et biologiques des plantes suffit à stabiliser une berge. On parle alors de génie végétal.

C’est le cas par exemple des digues de l’Isère en amont du pont reliant Tencin à La Terrasse.

 

Conforter côté plaine

Une digue est un remblai longitudinal dont la fonction principale est d’empêcher la submersion des basses-terres situées au-delà de l’ouvrage. En situation de crue, on dit que la digue est « en charge ». Souvent constituée de matériaux perméables, toute digue fragilisée court le risque de « glisser » côté terre. Pour remédier à cela, on effectue un confortement mécanique. L’opération consiste à élargir le remblai grâce à un apport de sables et de graviers le long du talus, côté plaine.

C’est le cas par exemple de la digue rive gauche de l’Isère au Cheylas, en amont du pont de la Buissière.

 

Protéger contre l'érosion interne

Pour empêcher l’eau de circuler dans le corps de la digue, on a recours à des techniques de confortement comme les palplanches (voir page spécifique).

 

Rehausser la digue

Partout où la digue est plus basse que le niveau de référence (celui de la crue bicentennale), la digue doit être rehaussée. Cette intervention s’effectue par simple apport et compactage de sablons et de graviers.


Principe du confortement de digue côté rivière à gauche et principe du confortement de digue côté plaine à droite 
Crédits image : Joël Valentin

 

LE CONFORTEMENT DE DIGUE EN VIDEO

 

 

 

CHIFFRES CLÉS 

 

 

Les déversoirs

Ces aménagements permettent l'entrée d'eau dans une zone sans mettre en péril la digue. Plusieurs types de déversoir ont été mis en place sur le projet Isère amont.

 

DESCRIPTION TECHNIQUE

Les travaux des tranches 2 et 3 prévoient l’aménagement de déversoirs. Le principe d’un déversoir est de mettre en place sur la digue un point plus bas, qui permet, en certaines occasions, le débordement de la rivière. Sur Isère amont, les déversoirs sont de deux types différents : d’alimentation et de sécurité.

 

Les déversoirs d’alimentation sont utilisés par l’Isère quand son débit de crue atteint le niveau de la crue trentennale, c’est-à-dire 1 200 m3/s (contre 200 m3/s en moyenne annuelle). L’eau qui passe par-dessus la digue, grâce aux déversoirs, vient remplir des « champs d’inondations contrôlée » (CIC),. Ces dispositifs permettent de baisser les contraintes sur la digue lors des épisodes de crue.

 

Les digues sont également pourvues d’un autre type de déversoir : les déversoirs de sécurité. Sur le même principe que ceux d’alimentation, les déversoirs de sécurité sont dimensionnés pour entrer en action avec un débit supérieur à la crue bicentennale : 1 900 m3/s. À la manière d’une soupape, le déversoir de sécurité décharge la pression, il permet d’éviter que la digue ne se rompe sous la force de l’eau et vienne inonder indifféremment, habitations, routes, équipements industriels ou commerciaux.

 

image : Déversoir de sécurité à Crolles
Un déversoir de sécurité à Crolles / Crédits image : Egis

LES DEVERSOIRS EN VIDEO

 

 

 

BUDGET

1 885 000 € HT : montant du premier marché de travaux attribué pour la réalisation des déversoirs amont.

Financeurs de ce lot : Etat, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

CHIFFRES CLÉS

 

Le défrichement

DESCRIPTION TECHNIQUE

 

Afin de dégager les zones d’emprise de travaux, un défrichement préalable est parfois nécessaire. A titre de mesures compensatoires, d’autres secteurs seront reboisés.

 

Le couvert forestier des digues de l’Isère étant dense, cela implique souvent de devoir déboiser pour accéder aux bancs, aux bras morts et aux digues devant être confortées. Au total, le défrichement pour les tranches 2 et 3 portera sur une superficie de 17,5 hectares (1,9 sur le domaine public et 15,5 sur le domaine privé).

 

Dans le cadre du développement durable, le Département de l'Isère s'est engagé à restaurer les « corridors biologiques », ces espaces naturels indispensables au déplacement de la faune. Les possibilités d’échange par des replantations de nature forestière dans des secteurs dégradés ont été étudiées. Les principales zones de boisement pour les corridors transversaux sont : La Buissière, la ZAC Pré Brun à Pontcharra, le CIC de Pontcharra-Cheylas, la déviation de Brignoud et le futur merlon de Saint-Nazaire-les-Eymes.

 

Au titre de la compensation, d’autres sites seront également reboisés avec des essences forestières locales d’ici la fin du projet. Il s’agit surtout de haies hautes ou basses et de massifs arbustifs plantés le long des digues, au niveau des gravières réhabilitées ou des haltes vertes prochainement aménagées. Il est également prévu d’effectuer un reboisement de type forêt alluviale sur une surface totale dépassant les 8 hectares.

 

Opérations de défrichement lors de la première tranche du projet Isère amont
/ Crédits image : Symbhi

 

BUDGET

1 490 000 € HT : montant des marchés attribués.

Financeurs de ce lot : Etat, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

CHIFFRES CLÉS

Le curage des bancs

DESCRIPTION TECHNIQUE

Comme pour la tranche 1, les premières opérations concernent l'enlèvement des matériaux excédentaires des bancs et leur mise en stock pour les travaux ultérieurs.

 

En amont du Grésivaudan, douze bancs doivent être arasés, c'est-à-dire débarrassés des matériaux solides charriés par la rivière puis déposés le long de ses berges ou au milieu de son lit. L'objectif est d’optimiser la capacité hydraulique de l'Isère, c’est-à-dire de permettre à l'eau de s'écouler plus facilement en cas de crue. Cette opération procure un autre avantage : la ligne d'eau de la rivière étant plus basse en cas de crue, le niveau de rehausse des digues est moindre, ce qui permet d’optimiser le budget de confortement des ouvrages de protection.

 

La végétation s’étant fortement développée sur ces bancs, un chantier de défrichement doit être mis en œuvre au préalable. Puis viendront les interventions mécaniques destinées à ramener le niveau des bancs à celui d’une crue biennale. Roulés et déposés par le courant, les matériaux qui seront extraits des bancs sont des graves naturelles, des sables, des sablons, parfois des matériaux terreux. Les graves et les matériaux sablo-graveleux issus du curage seront stockés sur plusieurs sites en vue d'être réutilisés plus tard. Les matériaux fins sablonneux seront eux réservés pour être déposés en gravière ou utilisés lors des futurs aménagements paysagers. Ceux qui sont infestés par des plantes invasives seront immergés par grand fond dans la gravière de Manon nord. La terre sera elle réutilisée lors de la végétalisation des digues confortées.

 

Principe d’intervention sur les bancs de l’Isère / Crédits image : Joël Valentin

 

Opérations de curage des bancs de l’Isère à Saint Vincent de Mercuze
Opérations de curage des bancs de l’Isère à Saint Vincent de Mercuze / Crédits image : SO Dupontrenoux

 

BUDGET

12 365 000 € HT : montant attribué aux actions sur le libre écoulement de la rivière, dans le PAPI (Programme d'action de prévention contre les inondations) Isère amont.

Financeurs de ce lot : Etat, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté de Communes du Grésivaudan

 

CHIFFRES CLES