Pourquoi ce projet ?

Dès le lancement des réflexions sur le bassin de la Romanche, le Symbhi a réalisé un diagnostic complet des points forts et des points de vulnérabilité du bassin versant.

 

DESCRIPTION

Quelques éléments sur la Romanche

La Romanche prend sa source dans le massif des Ecrins, sur les pentes de la Meije, pour aller se jeter dans le Drac (lui-même affluent de l'Isère) 76 kilomètres plus loin. Le cours de la Romanche est jalonné de gorges encaissées à forte pente, de retenues hydroélectriques qui forment des lacs et de passages à faible pente, que ce soit sur la plaine de Bourg d'Oisans ou dans la plaine de Vizille.

La Romanche est un torrent de montagne alimenté par 8500 ha de glaciers. Aussi a-t-elle un régime nivo-glaciaire : les hautes eaux ont lieu au printemps et en été avec la fonte des neiges, alors que les plus basses eaux sont observées en hiver.

 

Etat des lieux avant le projet

Le contexte géographique est contraint avec un torrent s’écoulant dans un fond de vallée étroit et encaissé, sans beaucoup de place pour l’expansion de la crue.

En cas de crue centennale de la Romanche, environ 20 000 personnes seraient inondées entre les communes de Bourg d’Oisans et Champ-sur-Drac.

 

Vue aérienne du lit engravé de la Romanche au pont Napoléon (Vizille), avant les travaux du Symbhi (février 2013) Crédits image : Photec
Vue aérienne du lit engravé de la Romanche au pont Napoléon (Vizille), avant les travaux du Symbhi (février 2013) / Crédits image : Photec

 

Un état des digues qui était à surveiller

Le diagnostic des digues commandé par le Symbhi en amont du projet Romanche Séchilienne a permis de relever de nombreux ouvrages d’endiguement, la plupart vieillissants (datant du 18 et du 19ème siècles), tant dans la plaine de Vizille que dans la plaine de l’Oisans, structurellement défectueux et non équipés de déversoirs de sécurité. Il a également mis en lumière certains secteurs dépourvus d’ouvrages de protection, et d’autres secteurs présentant des zones de faiblesse dans la plaine de Vizille, entre la Rochette et le pont de Mésage ainsi qu'entre le pont des Platrières et l'usine Saint Joseph.

 

Du point de vue environnemental

L’état des lieux initial fait état :

  • D’une rivière corsetée entre des digues, avec peu de mobilité latérale et des milieux appauvris
  • De problèmes de gestion des matériaux avec de nombreux bancs volumineux, engravés et végétalisés, ou des bras morts qui se comblent et se ferment
  • De connexions biologiques interrompues par endroits du fait d’une forte anthropisation et de la présence d’aménagements (seuils…)

 

Du point de vue paysager

L’état des lieux initial fait état 

  • De digues fermées par la végétation, non mises en valeur, n’offrant pas de continuité de cheminement
  • D’un manque d’accès et d’ouverture sur la Romanche, avec le souhait des riverains et des usagers de se réapproprier les berges et les espaces en lien avec la rivière

 

Et du point de vue des usages

 

L'eau potable

Les nappes alluviales de Jouchy (Saint Pierre de Mésage) et de Pré-Grivel (Vizille) alimentent en eau potable 225 000 habitants de l'agglomération grenobloise soit 36 collectivités. Cette eau est d'excellente qualité puisqu'elle ne subit aucun traitement. Il faut néanmoins tenir compte de la vulnérabilité de cette nappe car l'aquifère ne dispose pas de couche filtrante. Un besoin de protection contre les crues et de sécurisation quantitative des champs captants de Jouchy et Pré-Grivel sur la nappe de la Romanche est donc apparu indispensable.

 

Les sports d'eau vive

La Romanche constitue une rivière intéressante pour la pratique du canoë kayak. La rivière est fréquentée essentiellement par les membres du club de Grenoble mais également par ceux du club de l'Oisans bien que ces derniers pratiquent plutôt sur le Vénéon.

Seuls les linéaires de la plaine de Bourg d'Oisans et de Vizille jusqu'au Drac sont praticables toute l'année (existence d'un arrêté d'interdiction sur le reste du cours). L'aménagement des seuils infranchissables dans les Gorges permettrait de sécuriser la pratique de ce sport.

 

La pêche

La Romanche est une rivière de 1ère catégorie piscicole, c'est à dire que l'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de salmonidés. Les sites les plus fréquentés sont la Vena, Gavet, l'Ile Falcon, ou encore les Roberts. La fréquentation de ces sites est difficilement quantifiable, on estime cependant qu'entre 3 000 et 3 500 pêcheurs par an pratiquent cette activité sur le bassin versant de la Romanche.

 

Mais un site avec beaucoup de potentiel, tant du point de vue du patrimoine naturel…

Situé entre les ruines de Séchilienne et les captages de Jouchy, le site de l'Ile Falcon permet par exemple à la Romanche d'exprimer une dynamique latérale. On retrouve différents milieux qui contribuent à augmenter la valeur écologique du site: bancs de graviers, forêt alluviale d'aulnes, saulaies.

…que des paysages

Ce territoire se situant au sein de l'agglomération grenobloise présente un cadre caractéristique de zone périurbaine. Cependant, les vues sur les versants montagnards vierges retiennent l'attention et indiquent que l'on se trouve à proximité de massifs de montagne conséquents, tels que Belledonne ou le Taillefer.

 

Vue aérienne de la Romanche avant les travaux du Symbhi dans la plaine de Vizille, avec en arrière-plan le massif du Taillefer enneigé (février 2013) Crédits image : Photec
Vue aérienne de la Romanche avant les travaux du Symbhi dans la plaine de Vizille, avec en arrière-plan le massif du Taillefer enneigé (février 2013) / Crédits image : Photec

 

C’est autour de cet état des lieux qu’est apparu le besoin d’initier un projet sur la Romanche, et c’est sur la base de ce diagnostic que les différents acteurs ont décidé de mettre en œuvre un projet global et concerté, avec un portage et une maîtrise d’ouvrage par le Symbhi.

 

CHIFFRES CLÉS

 

 

Les grandes crues de la Romanche

L'histoire nous rappelle que des crues de la Romanche sont toujours possibles.

 

DESCRIPTION

Impossible de commencer sans évoquer le fameux déluge du lac Saint-Laurent. Le 10 août 1191, suite à un gigantesque éboulement, un barrage naturel se forme au niveau des gorges de l'Infernet à Livet-et-Gavet. Peu à peu, un lac long de 18 km voit le jour en amont, noyant l’actuelle plaine de Bourg-d’Oisans. Dans la nuit du 14 au 15 septembre 1219, suite à des pluies diluviennes, la digue rocheuse vole en éclats et délivre une gigantesque lame d’eau qui emporte tout sur son passage. Dans la cuvette grenobloise, l’eau dépassa de neuf mètres son niveau habituel. Bilan : plus de 5 000 morts à Grenoble où se déroulait la fête de la Sainte-Croix (cet événement a alors été délocalisé et est plus connu aujourd'hui sous le nom de Foire de Beaucroissant). Dans un article paru en 1914 dans le recueil des travaux de l'Institut de Géographie Alpine, Raoul Blanchard évoque ainsi la tragédie : “La débâcle de 1219 a déchaîné sur Grenoble la plus furieuse inondation qui ait assailli la ville !” Bien que réduit, le lac subsista encore durant plus de trois siècles avant de disparaître complètement.

Pour ce qui est des crues de la Romanche dans la plaine de Vizille, on relève peu d’événements notables entre 1550 et 1850, période durant laquelle le “petit âge de glace” a limité la fonte des neiges et l’importance des crues. A partir du 18e siècle, le redoux, le déboisement et le surpâturage ont eu des conséquences sur la fréquence des crues et leur impact sur les endiguements érigés par l’homme.

 

Au XIXème siècle :

  • 1829. A Vizille, une crue torrentielle entraîne une rupture de la digue.
  • 1839. Inondation et ruptures de digues en plusieurs endroits de Séchilienne à Vizille.
  • 9 au 15 août 1852. En amont de Vizille, la RN91 est coupée en 14 endroits. Dans le secteur de Jouchy, la digue en pierres sèches haute de 3 m et longue de 80 m est emportée.
  • 29 et 30 mai 1856. Brèche à la Croix du Moutet : la RN91 est emportée mais la tête de digue résiste, sauvant Vizille de l’inondation totale par la Rochette. Rupture de digue en amont et en aval du pont de la RN85 sur une longueur de 886 m ce qui se traduit par l’inondation de la petite plaine comprise entre le bourg de Vizille et le rocher du Cornage. La digue de la Rochette est très endommagée et celle de Jouchy rompue.
  • 1er novembre 1859. A Saint-Pierre-de-Mésage, les eaux détruisent le pont sur la Romanche et les chaussées adjacentes. Plusieurs parcelles de terre et endiguements sont emportés.
  • 1859. A Saint-Pierre-de-Mésage, inondation et 40 m de digues endommagées. Un chenal large de 16 m et profond de 2 m déplace des blocs de 2 tonnes sur 50 mètres.

 

Au XXème siècle :

  • 1914. Une forte crue dans la plaine d’Oisans entraîne des vagues impressionnantes dans le secteur des gorges, menaçant de nombreux bâtiments à vocation industrielle.
  • 22 octobre 1928. A Saint-Pierre-de-Mésage et au Mas de Jouchy, la digue rive gauche est rapidement réparée. Ravinements, éboulements, affaissements, affouillements de talus et ponts emportés. A Vizille, les eaux atteignent 30 cm au-dessous du sommet des digues.
  • 7 juin 1955. A Vizille, la ligne d’eau affleure les digues, le centre-ville est inondé par refoulement dans les canaux et la RN85 est coupée entre Vizille et Jarrie.
  • Septembre 1968. Intense érosion de berge entre Vizille et Jarrie et inondation de la RN 85.

 

Crue de la Romanche de 1914 au niveau de la centrale EDF de Rioupéroux Crédits image : Archives départementales de l’Isère
Crue de la Romanche de 1914 au niveau de la centrale EDF de Rioupéroux / Crédits image : Archives départementales de l’Isère

 

La RN 85 inondée lors de la crue de la Romanche de 1968 Crédits image : Archives départementales de l’Isère
La RN 85 inondée lors de la crue de la Romanche de 1968
/ Crédits image : Archives départementales de l’Isère

 

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les montées en crue de la Romanche sont très rapides.
  • A la différence de l’Isère et du fait de sa pente plus accentuée, la Romanche dispose d’une forte capacité de transport des matériaux solides (graviers et sables) lors des grandes crues.
  • Le principal facteur de danger est l’érosion du pied des digues par la Romanche. A lui seul, il peut être la cause de brèches dans les digues et sur les routes.

 

CHIFFRES-CLÉS :

 

Chiffres clés grandes crues Romanche

 

Les objectifs

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Eléments généraux

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Les procédures réglementaires

La réalisation d’un grand projet d’aménagement public tel que le projet Romanche Séchilienne est encadrée par des procédures réglementaires, nombreuses et complexes.

 

DESCRIPTION

Le projet Romanche Séchilienne s’inscrit dans la réglementation française au travers de différents codes, notamment le code de l’environnement ou le code de l’urbanisme. Il répond à ce titre à différentes procédures réglementaires, qu’il doit satisfaire afin de pouvoir être mis en œuvre.

Avant de pouvoir démarrer les travaux du projet Romanche Séchilienne, le Symbhi a donc dû établir plusieurs dossiers réglementaires, sur différents sujets, qui ont été analysés par les services de l’Etat. Certains dossiers ont été soumis à enquête publique. Le Symbhi a ensuite pris en compte les remarques et les avis formulés par le public ou les services de l’Etat, afin d’amender les dossiers réglementaires et d’établir une version définitive. Le but étant pour le Symbhi d’obtenir la validation finale par les services de l’Etat de l’ensemble des dossiers, formalisée par des arrêtés préfectoraux. Une fois les arrêtés obtenus, le Symbhi pouvait alors démarrer ses travaux.

 

Travaux de réalisation d’un busage dans le lit de la Romanche encadré par les différents arrêtés préfectoraux du projet Crédits image : SO Dupontrenoux
Travaux de réalisation d’un busage dans le lit de la Romanche encadré par les différents arrêtés préfectoraux du projet
Crédits image : SO Dupontrenoux

 

Les différents arrêtés préfectoraux (AP) obtenus par le Symbhi pour l’exécution du projet Romanche Séchilienne sont les suivants :

  1. AP « Déclaration d’Utilité Publique » : il permet de reconnaître le caractère d’utilité publique de l’opération, ici le fait qu’il permet de satisfaire des objectifs de protection contre les inondations de la Romanche; de valorisation environnementale des milieux naturels liés à la rivière et de développement des loisirs et des paysages sur les berges. Cet arrêté permet au Symbhi d’acquérir par voie d’expropriation, si nécessaire, les emprises foncières nécessaires à la réalisation du projet.
  2. AP « Déclaration d’Intérêt Général » : il vient aussi qualifier le caractère d’intérêt général de l’opération et permet au Symbhi, si besoin, de réaliser des aménagements sur des parcelles privées.
  3. AP « Autorisation au titre de la loi sur l’eau » : il permet d’autoriser le Symbhi à réaliser des travaux dans le lit et sur les berges de la Romanche, dans le respect de prescriptions (en particulier techniques) et de la réalisation de mesures compensatoires, visant à limiter l’impact des travaux sur l’environnement.
  4. AP « Mise en Compatibilité des Documents d’Urbanisme » : il permet de mettre en cohérence les documents d’urbanisme (Plan d’Occupation des Sols, Plans Locaux d’Urbanisme) des communes de la vallée de la Romanche avec les aménagements du projet Romanche Séchilienne, notamment si certaines dispositions étaient de mesure à gêner la réalisation des travaux.
  5. AP « Autorisation de destruction/altération d’espèces et d’habitats d’espèces protégées » : il permet d’autoriser le Symbhi à réaliser des travaux dans le lit et sur les berges de la Romanche, en particulier sur les secteurs où vivent des animaux ou des plantes protégées, dans le respect de prescriptions (en particulier techniques) et de la réalisation de mesures compensatoires, visant à limiter l’impact des travaux sur ces espèces protégées et sur leurs habitats.
  6. AP « Autorisation de défrichement » : la réalisation des aménagements du projet Romanche Séchilienne nécessite souvent le défrichement préalable des emprises concernées. Cet arrêté vient encadrer la réalisation de ces défrichements avec des prescriptions techniques et des exigences compensatoires : il fixe en particulier au Symbhi des impératifs en matière de replantations (surfaces).
  7. « Installation Classée pour la Protection de l’Environnement » : la base vie du projet Romanche Séchilienne située en rive droite de la Romanche, juste à l’amont du pont Napoléon, à Vizille, a accueilli à la fois les installations de chantier, l’atelier de traitement et de valorisation des matériaux extraits des bancs de la Romanche (pour les réutiliser dans les travaux de confortement de digues), et l’atelier de traitement et de valorisation de la Renouée du Japon. Cette procédure permet d’encadrer les volumes et la nature des matériaux stockés sur la zone, et formule des spécifications techniques relatives à l’organisation et l’édification de la base vie du chantier

 

Une des pêches de sauvetage réalisée avant le démarrage des travaux dans le lit de la Romanche
Une des pêches de sauvetage réalisée avant le démarrage des travaux dans le lit de la Romanche   Crédits image : SO Dupont Renoux

La maîtrise foncière

Dans un objectif de maîtrise et de pérennité des aménagements, le Symbhi se rend propriétaire des emprises des aménagements réalisés.

 

DESCRIPTION

Le Symbhi a engagé dès 2013 des négociations amiables avec la cinquantaine de propriétaires fonciers concernés par les aménagements sur les berges de la Romanche.

 

Il s’est d’abord occupé des propriétaires privés, puis des institutionnels (collectivités, Etat, entreprises publiques, …). En parallèle une enquête parcellaire a été menée du 8 au 27 avril 2013, encadrée par la Déclaration d’Utilité Publique du Projet, et la démarche d’expropriation a été initiée sur les dossiers dont la conclusion à l’amiable n’était pas évidente.

 

Au final, ce sont plus de 90% des acquisitions du projet Romanche Séchilienne qui ont été réglées à l’amiable.

Les 10 % restant ont été réglées par des expropriations basées sur des raisons administratives (3 propriétaires inconnus et une succession non réglée) et non sur l’échec des négociations.

 

A l’issue des travaux, le Symbhi reste propriétaire des aménagements réalisés. En revanche, il remet en gestion ces aménagements à l’Association Départementale Isère Drac Romanche, qui gère les ouvrages de protection contre les inondations sur les grandes rivières du département de l’Isère, dont la Romanche.

 

Travaux topographiques sur les berges de la Romanche / Crédits photo : SO Dupontrenoux

 

CHIFFRES CLÉS

 

Un projet aux nombreuses interfaces

Au moment de la réalisation des travaux du projet Romanche Séchilienne (2013-2016), de nombreux autres chantiers d’aménagement public se déroulaient en même temps dans la vallée de la Romanche. Ce contexte a nécessité de la part du Symbhi des efforts importants de coordination et d’anticipation avec l’ensemble des acteurs du terrain, plus encore que dans le cas d’un chantier isolé.

 

LOCALISATION

Carte des grands projets sur la vallée de la Romanche et coordination du Symbhi avec les acteurs. Crédits image : J. Valentin
Carte des grands projets sur la vallée de la Romanche et coordination du Symbhi avec les acteurs.
Crédits image : J. Valentin

 

DESCRIPTION

La zone du projet Romanche Séchilienne n’est pas forcément très vaste (12 km de linéaire de cours d’eau), mais elle était en interface avec beaucoup d’autres projets et d’intervenants. Cela est lié notamment au contexte géographique et à l’étroitesse du fond de vallée, mais aussi aux nombreux enjeux situés dans cette vallée (tourisme, hydroélectricité...). Tous les réseaux passent dans le même secteur, que ce soit pour la circulation des véhicules, de l’eau potable ou usée, de l’électricité…

 

Les organisateurs du chantier ont ainsi dû travailler avec différents maîtres d’ouvrage et opérateurs, afin que le travail des uns soit cohérent avec celui des autres. Par exemple, pour la protection contre le risque des Ruines de Séchilienne, le Département a mis en oeuvre la parade routière consistant à mettre la route départementale hors de portée de l’éboulement, et offrir avec la parade hydraulique du Symbhi, une réponse complète au risque des Ruines de Séchilienne. Pour ce qui concerne la circulation automobile encore, le projet de déviation routière de Péage de Vizille prévoit un tracé situé, sur presque un kilomètre, sur la digue. En conséquence, à cet endroit, le Symbhi n’a pas posé de revêtement pour créer un chemin en crête de digue, préférant éviter de réaliser des aménagements dont la destruction est déjà envisagée.

 

Sur la commune de Livet-et-Gavet, la construction de la nouvelle centrale hydroélectrique nécessite d’anticiper son raccordement au reste du réseau d’électricité. Avec la configuration de la vallée, les câbles passent forcément sur le terrain d’intervention de l’opération du Symbhi Romanche Séchilienne. RTE (Réseau de Transport d’Electricité) et le Symbhi se sont donc concertés pour organiser leurs travaux, sans se gêner ni menacer les ouvrages de l’un ou de l’autre. RTE a par exemple déplacé 800m de réseau situé dans la digue de Péage de Vizille avant la destruction et la reconstruction à neuf de celle-ci par le Symbhi.

 

La coordination a été de mise également avec les exploitants de microcentrales. Cimentiers, papetiers, industriels, utilisent la rivière pour produire l’énergie avec laquelle fonctionnent leurs machines. Tout leur équipement est dimensionné pour fonctionner avec un certain débit, contrôlé par des chenaux d’amenée et de décharge, en interface direct avec la Romanche.

 

Les principales réalisations

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Un chantier source d’innovations

Cliquez-ici pour voir les innovations techniques sur le projet Romanche Séchilienne.

La remise en gestion des ouvrages

LOCALISATION

Carte générale du projet Romanche Séchilienne Crédits image : Département de l’Isére/Symbhi
Carte générale du projet Romanche Séchilienne
Crédits image : Département de l’Isère / Symbhi

 

 

CONTEXTE ET ENJEUX

 

 

Qui entretiendra les travaux réalisés par le Symbhi ?

 

En tant que maître d’ouvrage, le Symbhi réalise des travaux sur les digues existantes mais aussi des ouvrages neufs destinés à contrôler l’inondation.

Ayant pour vocation d’aménager et non de gérer ces ouvrages neufs, le Symbhi doit à terme les remettre en gestion à l’Association Départementale Isère Drac Romanche (ADIDR).

 

Créé en 1936, cet établissement public regroupe les délégués du Département, des 68 communes et des 14 Associations syndicales de propriétaires comprises dans le périmètre protégé.

Sa vocation est de surveiller et d’entretenir 221 km de digues, situées essentiellement sur les grands cours d’eau du Département : l’Isère, le Drac et la Romanche.

La prise en gestion des digues et des ouvrages de la Romanche aval, après réalisation des travaux du Symbhi dans le cadre du projet Romanche Séchilienne, a été officialisée par l’arrêté préfectoral du 3 janvier 2017.

 

Pour ce qui relève des aménagements paysagers et environnementaux, en revanche, l’ADIDR n’a pas compétence pour prendre en gestion ces ouvrages. Le Symbhi doit donc remettre en gestion ces aménagements à d’autres gestionnaires, compétents en la matière.

 

Concernant la passe à poissons du ruisseau de la Touche par exemple, 3 gestionnaires ont été identifiés, et la remise en gestion a fait l’objet de conventions spécifiques entre le Symbhi et ces acteurs :

  • L’association de pêche locale (l’AAPPMA la « Gaule Vizilloise) assure l’entretien quotidien, avec notamment l’enlèvement des flottants dans les bassins
  • L’association syndicale locale (l’ASRA) gère l’entretien plus lourd de la végétation aux abords de la passe, ainsi que le curage des bassins, suivant un entretien annuel
  • L’ADIDR assure quant à elle l’entretien du génie civil de la passe à poissons, situé sous la digue

 

Le sentier des gorges et la passerelle himalayenne des gorges de Livet et Gavet, inscrits au Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée, sont quant à eux remis en gestion à la Communauté de Communes de l’Oisans.

Enfin, les aménagements paysagers tels que les haltes bleues, les terrasses observatoires, le mobilier de loisir, la végétation et les sentiers situés à l’arrière des digues, ou encore les débarcadères/embarcadères de kayak, doivent être remis à des acteurs non encore identifiés à ce jour.

 

CHIFFRE CLE