Actualités et travaux en cours

Lancement d’un parcours de formation dédié à la gestion de crise

Pour faire face aux risques majeurs que sont les inondations et aider les communes dans leur rôle primordial dans la gestion de crise, un parcours de formation territorialisé est proposé par le SYMBHI et l’Irma aux élus locaux, agents communaux, membres et partenaires du SYMBHI, sur 2022 et 2023.

Les dernières crues importantes (2005, 2018 et fin décembre 2021) ont montré l’ampleur des phénomènes d’inondation de plaine et des crues torrentielles et les dégâts importants qu’ils peuvent engendrer.
Pour faire face à ces risques majeurs ou à d’autres situations exceptionnelles, la loi n°2004–811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile est notamment venue réaffirmer le rôle primordial de l’échelon communal dans la gestion d’une situation de crise, qu’elle soit d’origine naturelle ou technologique. Dans les communes exposées, le Maire a la responsabilité de se doter d’un plan communal de sauvegarde (PCS) et d’en maintenir son caractère opérationnel. Ainsi, les formations proposées par le SYMBHI, en partenariat avec l’Institut des Risques Majeurs (IRMa), sur le thème « Inondation, se préparer à faire face à la crise au niveau local » visent à améliorer la connaissance du risque inondations, favoriser le développement de la culture du risque sur le territoire du Grésivaudan et permettre aux communes de se mettre en situation pour tester, vérifier, et améliorer leurs capacités de réaction face à un évènement majeur.

Les dates à venir :
10 juin 2022 de 9h à 12 h – Le Versoud – Mon plan communal de sauvegarde est-il opérationnel ?
29 juin 2022 de 9h à 12h – Lieu à définir – Mise à disposition de trames de PCS et de documents d’information communaux sur les risques majeurs

D’autres formations sont ensuite prévues à partir de septembre, pour en savoir plus, télécharger la brochure du parcours de formation ici

Ces formations n’impliquent pas de prise en charge financière par les communes, alors n’hésitez pas!!!

Pour vous inscrire :
https://forms.gle/KtrpX7XU46ZZ74UD9 (ou directement auprès de Mathias LAVOLÉ au 04 76 47 46 43 ou à l’adresse mail : mathias.lavole@irma-grenoble.com)

Ce parcours de formation est mené dans le cadre des actions de sensibilisation inscrites au Programme d’Action et de Prévention des Inondations (PAPI) d’Intention des affluents de l’Isère en Grésivaudan (phase étude) et du PAPI Isère Amont (phase travaux).

Mieux protéger le secteur de l’hôpital de La Tronche

Mis en route cet automne, le tout dernier chantier du Symbhi pour Isère amont vise à augmenter la protection du secteur de l’hôpital de Grenoble jusqu’au boulevard des Alpes.

Au niveau du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Grenoble, la chantourne de la Tronche vient se jeter dans l’Isère. En cas de crue de l’Isère, il existe un risque que l’Isère « remonte » dans la chantourne et que cette dernière inonde alors les abords de l’hôpital. Une vanne va donc être installée, pour fermer cette liaison entre l’Isère et son affluent lors des crues de l’Isère.

Pour que l’eau de la chantourne ne reste pas bloquée dans le ruisseau et risque à son tour d’inonder les abords de l’hôpital, une station de pompage va être installée, afin que l’eau de la chantourne puisse tout de même être évacuée dans l’Isère.

Le système est conçu de manière à pourvoir à la fois aux crues de la chantourne et à celles de l’Isère, grâce au travail organisé en collaboration entre les deux gestionnaires : le Symbhi et Grenoble Alpes Métropoles (GAM) pour la chantourne.

Les travaux sont aujourd’hui possibles car le dispositif légal a changé. Avec la loi GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), le nombre d’acteurs impliqués sur ce secteur est passé de 4 à 2. En 2014, lorsque le projet Isère amont a débuté, cette zone relevait de la compétence du département de l’Isère, de la métropole de Grenoble, de la commune et de l’association syndicale en charge de la chantourne… Aujourd’hui, la compétence GEMAPI est exercée par le Symbhi, qui peut donc prendre en charge ces travaux.

Financé grâce aux économies
Grâce à une gestion très serrée des budgets, les travaux réalisés ont permis d’économiser 3 millions d’euros. C’est cette somme qui est utilisée pour financer les travaux de la protection du secteur de l’hôpital.

Chantourne, le ruisseau made in Isère
Chantourne est un mot que l’on trouve dans le domaine de l’artisanat, il désigne une pièce de bois ouvragée. En Isère, il a un autre sens : il désigne un ruisseau ou un fossé qui permet de drainer les terrains, ce qui a permis de rendre les terres cultivables.

Schémas de principe du fonctionnement de la station de pompage de la chantourne de La Tronche en cas de crue de l’Isère

Reconnectées !

Dans sa stratégie de bon état écologique des milieux naturels, le Symbhi a pris le parti de reconnecter 3 gravières à la rivière. Avec le temps, ces trois espaces vont se combler petit à petit, grâce à l’apport de sédiments charriés par la rivière en crue : sable, cailloux, résidus végétaux. À moyen terme, ils devraient devenir des bras secondaires de la rivière, offrant des milieux variés, favorables au développement de la biodiversité.

L’étang Manon à La Pierre : la gravière a eu droit à une double opération de connexion à l’Isère et de « renaturation », afin de façonner un site plus propice au développement de la biodiversité. Des « hauts-fonds » ont été aménagés : des endroits moins profonds, que les poissons et les batraciens apprécient, ainsi que les oiseaux, qui aiment y établir leur nid. Les berges et les hauts fonds ont été plantés de plantes aquatiques. La renaturation est tellement réussie que ces travaux ont dû être interrompus durant 6 mois : des guêpiers, oiseaux migrateurs, avaient construit leur nid sur une des parois abruptes de la gravière…

L’étang des îles du Fay à Lumbin : ce grand étang deviendra une nouvelle zone de divagation de l’eau de l’Isère, propice notamment à la reproduction des poissons.

Ce petit roseau typique des rivières, la petite massette, est une espèce protégée. Elle apprécie tout particulièrement les espaces aquatiques dynamiques. La gravière de Goncelin, elle aussi reconnectée, à l’Isère a été réaménagée dans cet objectif.

D’où viennent ces plans d’eau ?
Aujourd’hui grandes étendues d’eau, ces espaces sont d’anciens sites d’extraction de gravier, d’où l’appellation « gravière ». Les matériaux extraits sur ces sites ont servi à la construction publique, notamment de l’autoroute, et ont laissé place à une étendue d’eau, issue de la nappe phréatique. Les berges très abruptes de ces gravières ne permettaient qu’un très faible développement de la végétation aquatique. Certaines atteignent jusqu’à 17 mètres de profondeur !

L’étang de Manon à La Pierre reconnecté à l’Isère

Schéma de principe d’une reconnexion de plan d’eau à l’Isère

Crolles-Lumbin : inondations torrentielles contrées par le SYMBHI

Des pluies importantes et localisées se sont abattues sur les bassins versants du territoire cette fin d’année 2021 ; s’ajoutant au manteau neigeux parfois déjà épais en altitude, elles ont provoqué plusieurs crues torrentielles sur certaines communes de la vallée du Grésivaudan.

En particulier, le torrent de Montfort, a subi une crue torrentielle exceptionnelle dans la journée du 29 décembre : le volume d’eau écoulé dans le cours d’eau transitant par la cascade de l’Oule a mobilisé de nombreux graviers et cailloux jusqu’à un mètre de diamètre ! Le torrent a débordé, divagué et a creusé un nouveau lit, causant de nombreux dégâts et déposant de 10 à 15000 m3 de matériaux dans et en dehors de son lit. La gare et les rails du funiculaire ont été fortement endommagés, ainsi que des réseaux mais grâce à l’intervention du SYMBHI les dommages sur les habitations ont été limités.

Les précipitations mesurées sur le bassin versant au niveau de la station de Saint Hilaire du Touvet indiquent un cumul de 130 mm sur 48h, auxquels s’est ajoutée 80 mm provenant de la fonte du manteau neigeux. L’association de ces deux phénomènes a conduit à cet évènement d’une occurrence rare.

Le SYMBHI surveille de très près ce torrent depuis l’éboulement de la falaise de l’Oule survenu le 7 avril dernier. En effet, les blocs et cailloux tombés rechargent régulièrement le lit du torrent, et se déposent plus bas, lorsque la pente faiblit. Des interventions régulières dans le lit du torrent et sur les berges, en amont de la gare du funiculaire et au droit du parking ont ainsi été entreprises afin de donner de la place au torrent (curage, traitement de la végétation).

Au matin du 29, compte tenu des fortes pluies annoncées, le SYMBHI a réagi et demandé à ses entreprises de se libérer pour intervenir en urgence dès la mi-journée afin de curer le lit du torrent et de diriger les eaux qui commençaient à déborder vers les zones les moins vulnérables, avec l’aide des pompiers et des communes de Crolles et Lumbin. Toute la nuit sous la direction du SYMBHI, 7 pelles mécaniques et plusieurs camions des entreprises Le Noyer Vert et Blanc TP ont lutté contre les inondations et évité le pire ; à 2h du matin le 30 décembre, le torrent commençait à être maitrisé.

Les travaux continuent aujourd’hui afin de remettre les eaux du torrent dans le lit originel et curer les plages de dépôt afin de limiter le risque qu’un évènement similaire se reproduise dans les prochains mois. Ils devraient se terminer d’ici la fin du mois.

Un Comité de Pilotage a été organisé sur la commune de Lumbin dès le lundi 3 janvier pour échanger sur les suites à donner d’un tel évènement. Le SYMBHI travaillera à la réalisation d’une étude pour déterminer l’aménagement à réaliser à moyen terme afin de mieux gérer le risque lié au torrent.

Pendant l’évènement, la priorité est la protection des biens et des personnes : il s’agit de maitriser l’écoulement en évitant l’obstruction des passages couverts et en redirigeant les eaux

Pendant l’évènement, la priorité est la protection des biens et des personnes : il s’agit de maitriser l’écoulement en évitant l’obstruction des passages couverts et en redirigeant les eaux

Au lendemain de la crue, les engins poursuivent le dégagement des milliers de m3 de matériaux au droit de la gare du funiculaire

Isère Amont

Affluents de l’Isère dans le Grésivaudan

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