Actualités et travaux en cours

De Saint-Vincent-de-Mercuze à Champ-près-Froges :
l’eau est de retour dans la forêt alluviale !

Dans le cadre de son projet intégré d’aménagements de l’Isère, le Symbhi remet en eau la forêt alluviale. Pour reconnecter la forêt avec l’Isère, les digues vont être ponctuellement effacées. Cette nouvelle configuration demande aux usagers d’adapter leurs pratiques, notamment en période de crue de l’Isère, dans ce secteur inondable volontairement.

Entre Saint-Vincent-de-Mercuze et Champ-près-Froges, 12 km de digues sont vouées à disparaître afin de laisser à la rivière la possibilité de divaguer dans la forêt, recréant ainsi sur 300 hectares une forêt alluviale, c’est-à-dire une forêt « les pieds dans l’eau ». Une petite partie de ces digues a déjà été effacée par les engins de travaux. Le reste sera naturellement et progressivement érodé par les crues de la rivière.

Les crues de l’Isère ne provoquent pas de vagues géantes, mais la montée des eaux peut être un phénomène puissant, similaire à celui de la marée de l’océan. En période de crue, les digues et la forêt sont donc des secteurs à éviter. Des panneaux ont été installés en entrée des cheminements pour alerter les promeneurs, les pêcheurs ou encore les sportifs sur ce nouveau fonctionnement.

À l’heure actuelle, la forêt alluviale est vieillissante, puisque jusqu’alors coupée de la rivière par la digue. Avec le temps et les inondations successives par les crues de l’Isère, la forêt va se redynamiser et réellement fonctionner comme un écosystème humide, avec tous les avantages que cela offre. En attendant, il faut respecter son développement en restant, autant que possible, sur les sentiers aménagés.

Comme tous les milieux humides, la forêt alluviale rend de précieux services. C’est un réservoir très riche en biodiversité, qui offre un habitat pour une grande variété d’espèces animales et végétales. La forêt alluviale agit aussi sur la qualité de l’eau. En effet, le système racinaire des végétaux combiné à l’action des bactéries, permet de transformer les pollutions chimiques et de « nettoyer » l’eau.

Enfin, la forêt alluviale agit comme un tampon sur les épisodes extrêmes en modérant les pics, pour les crues aussi bien que pour les sécheresses.

Travaux de restauration des berges de l’Alloix

Le ruisseau de l’Alloix est alimenté par un bassin versant très large d’une superficie totale de 12,6 km², situé sur le plateau des Petites-Roches. Lors de ses crues, le ruisseau affouille ses berges, provoquant des glissements. Lors de la tempête Eleanor en janvier 2018, la crue du ruisseau de l’Alloix a engendré l’effondrement partiel de la rive droite en bordure de route sur la commune de Saint-Vincent-de-Mercuze, en aval du pont entre la commune de Saint-Vincent-de-Mercuze et de Sainte-Marie-d’Alloix.

Il est ainsi apparu nécessaire de réhabiliter les berges du ruisseau d’Alloix au niveau de l’effondrement ainsi qu’en amont et aval de cette zone, afin d’éviter une chute d’arbres très imposants et un effondrement de la chaussée.
Un premier aménagement a consisté en la mise en place de protections de berges sur la rive droite sur un linéaire d’environ 30 mètres linéaires en amont du pont et 60 mètres linéaires en aval du pont.
Le second aménagement a consisté à abaisser la berge gauche en aval du pont, et/ou à abattre certains arbres sur cette berge, afin de créer une risberme. L’objectif a été de créer une zone d’expansion de l’écoulement en sortie du pont, afin d’y favoriser le dépôt des sédiments lourds lors des crues, et de réduire les contraintes hydrauliques contre les ouvrages en rive droite.

Du bouturage a également été réalisé afin de recréer des zones d’ombres pour améliorer l’attrait piscicole du secteur déjà très riche. En effet, lors de la pêche de sauvegarde réalisée la veille des travaux, plus de 400 individus ont été péchés et déplacés plus bas dans le ruisseau.

Les travaux ont débuté courant juin et se sont terminés fin octobre 2020. Ils ont été réalisés par les entreprises Midali, NGE Fondation et VDA, sous la maitrise d’oeuvre de SAFEGE  pour un montant de 375 000 € HT.

Schéma d’aménagement intégré du bassin versant du Bréda

Dans la cadre du PAPI d’Intention à venir pour les affluents, l’Unité Territoriale lance en mai une consultation pour la réalisation d’un schéma d’aménagement intégré du bassin versant du Bréda et un avant-projet.
Le bassin versant du Bréda est situé dans la vallée du Grésivaudan en amont de Grenoble en rive gauche de l’Isère. Il draine une surface d’environ 213 km², s’étendant sur deux départements, constitué de multiples affluents aux différents caractères.

Carte du bassin verssant du Breda

Carte du bassin verssant du Breda

Le SYMBHI souhaite aujourd’hui disposer des éléments de connaissance harmonisés sur le bassin versant du Bréda pour adopter une stratégie de gestion et d’aménagement intégrée des cours d’eau ne répondant pas uniquement à des préoccupations hydrauliques, cohérente hydrographiquement et adaptée aux enjeux spécifiques de chacun des sous-bassins versants.
Par ailleurs, il existe de nombreux ouvrages sur le bassin versant (plages de dépôt, ouvrages digues) dont la gestion doit être clarifiée et définie, notamment du point de vue réglementaire.
Enfin, les milieux aquatiques, la faune, la flore et la ripisylve constituent un réel atout pour le territoire qui dispose de milieux et d’espèces remarquables. Leur préservation, voire leur restauration, constitue un réel enjeu qui se doit d’être intégré dans les projets d’aménagement hydraulique.
Il a ainsi été fait le choix de mettre en place une étude globale sur le bassin versant du Bréda permettant de proposer un schéma d’aménagement et de gestion du Bréda et de ses affluents et un avant-projet intégrant les problématiques d’inondation, de transport solide, de valorisation des milieux et de gestion du patrimoine d’ouvrages.

Schéma d’aménagement intégré du bassin versant du torrent de la Combe de Lancey

Dans la cadre du PAPI d’Intention à venir pour les affluents, l’Unité Territoriale lance en mai une consultation pour la réalisation d’un schéma d’aménagement intégré du bassin versant du torrent de la Combe de Lancey et un avant-projet.
Le torrent de la Combe de Lancey traverse les communes de la Combe de Lancey et de Villard-Bonnot. Il draine un petit bassin versant allongé d’une surface totale de 18 km². Il prend sa source au niveau des points culminants de la Grande Lance de Domène et du Grand Colon et conflue à l’Isère dans la plaine du Grésivaudan à 230 m d’altitude.

Carte du bassin versant du toorrent Combe de Lancey

Carte du bassin versant du toorrent Combe de Lancey

Le schéma d’aménagement du bassin versant du torrent de la Combe de Lancey sera construit suivant une approche intégrée et visera à répondre à 3 objectifs principaux :
• La protection des personnes et des biens contre les crues torrentielles du torrent, les scénarios de crue considérés pour cette protection restant à définir;
• La valorisation environnementale des milieux associés au cours d’eau intégrant l’enjeu de préservation de la biodiversité ;
• La compatibilité avec les projets de requalification urbaine et les aménagements urbains (usages, intégration paysagère, etc…) ;
Il s’agit bien de construire un schéma d’aménagement qui prenne en compte et s’équilibre avec l’ensemble des contraintes et enjeux associés au torrent : protection des personnes et des biens, hydraulique, transport solide, urbanistique, financiers, industriels et sociétaux (réappropriation du cours d’eau par la population), enjeux environnementaux.

Plan de gestion de la végétation

Les cours d’eau où le SYMBHI exerce sa compétence sont non domaniaux et la majeure partie est en terrains privés. L’entretien régulier de ces cours d’eau incombe au propriétaire riverain. Cependant, dans un souci de cohérence et pour servir l’intérêt général, le SYMBHI pourra intervenir sur ces linéaires, dans le cadre d’opérations plus lourdes d’entretien, voire de restauration écologique. Ces interventions doivent être menées dans le cadre d’un plan de gestion pluriannuel (article L215-15 du code de l’environnement).

Exemple d'entretien de la végétation sur le Rôti

Exemple d’entretien de la végétation sur le Rôti

Dans la cadre du PAPI d’Intention à venir pour les affluents, l’Unité Territoriale lance en mai une consultation pour la réalisation d’une mission d’élaboration d’un plan pluriannuel d’entretien et de gestion des berges et des boisements des cours d’eau.
Les objectifs sont :
• Mettre à jour et approfondir nos connaissances de la végétation rivulaire des principaux bassins versants du Grésivaudan ;
• Réaliser un programme d’actions d’entretien et de restauration cohérent sur l’ensemble des bassins versant du Grésivaudan ;
• Mettre en évidence les dysfonctionnements constatés, les hiérarchiser selon les objectifs et les enjeux de gestion des boisements à identifier et clarifier ;
• Rechercher et proposer des solutions durables à court, moyen et long terme ;
• Élaborer un plan de gestion avec une lecture simple par le biais d’un programme d’actions pluriannuelles, cohérentes et partagées, échelonnées dans le temps.

Isère Amont

Affluents de l’Isère dans le Grésivaudan

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