Actualités et travaux en cours

Avancement du plan de gestion de la végétation sur les principaux cours d’eau du Grésivaudan

Après une phase de terrain avec 90,5 km de cours d’eau parcourus, le bureau d’étude Aquabio entame la phase de rédaction du plan de gestion de la végétation.

Le bureau d’études en charge du plan de gestion de la végétation, Aquabio, a parcouru ce printemps et cet été 90,5 km sur les 18 cours d’eau inscrits au plan de gestion de la végétation : ruisseaux de l’Aiguille, de l’Alloix, du Bresson, du Carré, du Cernon, du Darguil, et du Manival côté Chartreuse et ruisseaux du Bens, du Bréda, de la Coche, de la Combe de Lancey, de Corbonne, de Gleysin, de Laval, du Salin, du Sonnant, du Versoud et du Veyton côté Belledonne.
Cet outil de planification sur 5 ans devrait permettre au SYMBHI de prioriser ses interventions sur la végétation en bordure de cours d’eau en fonction de son état et des enjeux environnants. Le plan de gestion devrait être finalisé courant 2022. Il fera l’objet d’échanges auprès des communes et autres acteurs concernés.
Les propriétés riveraines étant souvent privées, le SYMBHI doit justifier de l’Intérêt Général et du manque d’entretien des riverains pour pouvoir se substituer au propriétaire riverain. Une Déclaration d’Intérêt Général (DIG) doit donc être élaborée pour permettre les interventions programmées. Elle devrait être réalisée d’ici fin 2022 pour pouvoir lancer le plan de gestion en 2023. Des entreprises forestières seront mandatées par le SYMBHI pour réaliser ces travaux.
En fonction des enjeux en présence et de l’urgence, des interventions plus ponctuelles pourront également être réalisées sur les cours d’eau qui ne sont pas inscrits au plan de gestion de la végétation.

Tronçons de cours d'eau intégrés au plan de gestion de la végétation

Tronçons de cours d’eau intégrés au plan de gestion de la végétation

Avancement des schémas d’aménagement

Ces études structurantes permettront d’avoir des éléments de connaissance harmonisés sur les différents bassins versants et de proposer des solutions concrètes pour traiter des problématiques hydrauliques, hydro-morphologiques et environnementales des cours d’eau torrentiels impactant les enjeux.

Les schémas d’aménagement des bassins versants du Bréda, de la Combe de Lancey, du Salin et du Sonnant d’Uriage ont été lancés fin 2020-début 2021. Cette fin d’année, ce sont les bassins versants du Vorz, des Adrets et du Laval, du Craponoz, et de Crolles qui sont concernés par cette démarche. L’étude sur le Doménon devrait être engagée l’année prochaine en 2022.
Le schéma d’aménagement des bassins-versants des Adrets et du Laval concerne les communes de Laval, des Adrets, de Villard-Bonnot et de Froges. Attribué au bureau d’études SAFEGE, il aboutira à l’élaboration d’aménagements au stade Avant-Projet visant à réduire le risque inondation et à restaurer les milieux aquatiques.
Les bassins-versants du Craponoz, sur les communes de Crolles et de Bernin et de Crolles, concernant la commune éponyme et celle du Plateau des Petites Roches, ont déjà fait l’objet d’études. Dans le cadre de ces schémas d’aménagement, le bureau d’études Hydrétudes consolidera les dossiers Avant-Projet et les dossiers réglementaires et élaborera les dossiers Projet.
Le projet d’aménagement du Vorz au hameau des Gorges sur les communes de Sainte Agnès et de Saint Mury-Monteymond a fait l’objet d’une présentation aux riverains en janvier 2021. Le bureau d’études SAFEGE doit compléter le dossier Avant-Projet déjà réalisé et élaborer les dossiers règlementaires et le Projet.
Le schéma d’aménagement du Doménon, en co-maîtrise d’ouvrage avec Grenoble Alpes Métropole devrait être lancé au second semestre.

 

 

Calendrier des schémas d'aménagement

Calendrier des schémas d’aménagement

 

Curage de plages de dépôt pour réduire le risque inondation sur les zones à enjeux

Mi-août, 5 ouvrages du territoire du Grésivaudan ont été curés afin de leur redonner de la capacité de stockage.

De nombreux cours d’eau de l’UT Grésivaudan traversent des zones urbanisées à enjeux. Afin de limiter les risques d’inondation liés au transport solide et aux bois flottés, plus d’une centaines d’ouvrages ont été créés pour ralentir et stocker ces matériaux. Le SYMBHI gère une cinquantaine de ces ouvrages, les autres ouvrages étant gérés par le RTM ou les ASA. Afin de garantir une capacité de stockage maximale des plages de dépôts et des pièges à matériaux et d’optimiser leur fonctionnement, mi-août, une entreprise a curé et évacué plus de 200 m3 de matériaux des plages de dépôt du ruisseau de la Coche et du Merdaret, au lieu-dit Pontcharin, sur la commune de Theys. Une seconde entreprise est quant à elle intervenue sur la plage de dépôt du ruisseau du Romanon sur la commune de Chapareillan où 80 m3 de matériaux très fins ont été curés et évacués. Cette entreprise a également curé les pièges à matériaux du ruisseau du Charvan sur la commune de Crêts-en-Belledonne et du Jacquemoud sur Allevard, avec des volumes plus modestes de l’ordre de 3 à 4 m3.

De Saint-Vincent-de-Mercuze à Champ-près-Froges :
l’eau est de retour dans la forêt alluviale !

Dans le cadre de son projet intégré d’aménagements de l’Isère, le Symbhi remet en eau la forêt alluviale. Pour reconnecter la forêt avec l’Isère, les digues vont être ponctuellement effacées. Cette nouvelle configuration demande aux usagers d’adapter leurs pratiques, notamment en période de crue de l’Isère, dans ce secteur inondable volontairement.

Entre Saint-Vincent-de-Mercuze et Champ-près-Froges, 12 km de digues sont vouées à disparaître afin de laisser à la rivière la possibilité de divaguer dans la forêt, recréant ainsi sur 300 hectares une forêt alluviale, c’est-à-dire une forêt « les pieds dans l’eau ». Une petite partie de ces digues a déjà été effacée par les engins de travaux. Le reste sera naturellement et progressivement érodé par les crues de la rivière.

Les crues de l’Isère ne provoquent pas de vagues géantes, mais la montée des eaux peut être un phénomène puissant, similaire à celui de la marée de l’océan. En période de crue, les digues et la forêt sont donc des secteurs à éviter. Des panneaux ont été installés en entrée des cheminements pour alerter les promeneurs, les pêcheurs ou encore les sportifs sur ce nouveau fonctionnement.

À l’heure actuelle, la forêt alluviale est vieillissante, puisque jusqu’alors coupée de la rivière par la digue. Avec le temps et les inondations successives par les crues de l’Isère, la forêt va se redynamiser et réellement fonctionner comme un écosystème humide, avec tous les avantages que cela offre. En attendant, il faut respecter son développement en restant, autant que possible, sur les sentiers aménagés.

Comme tous les milieux humides, la forêt alluviale rend de précieux services. C’est un réservoir très riche en biodiversité, qui offre un habitat pour une grande variété d’espèces animales et végétales. La forêt alluviale agit aussi sur la qualité de l’eau. En effet, le système racinaire des végétaux combiné à l’action des bactéries, permet de transformer les pollutions chimiques et de « nettoyer » l’eau.

Enfin, la forêt alluviale agit comme un tampon sur les épisodes extrêmes en modérant les pics, pour les crues aussi bien que pour les sécheresses.

Isère Amont

Affluents de l’Isère dans le Grésivaudan

Actualités et travaux en cours

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