Isère Amont

Objectifs du projet

Lancé en 2004, le projet Isère amont s’étend sur 29 communes de l’Isère entre Pontcharra et Grenoble, soit plus de 300 000 habitants.
Sa vocation première est la protection contre les inondations, à laquelle ont été intégrées deux autres dimensions : le retour à un meilleur état écologique de la rivière et des aménagements de loisirs.

Avant que les travaux ne soient engagés, le système d’endiguement de l’Isère ne protégeait Grenoble et ses environs que pour des épisodes de crue mineurs à moyens. On estime qu’avant les travaux, une crue de grande envergure, comme celle observée en 1859, aurait causé des dommages à hauteur de 1 milliard d’euros, compte tenu des routes et voies de chemin de fer implantées dans la vallée depuis.
Les aménagements réalisés par le Symbhi sur Isère amont relèvent d’une nouvelle approche. Le principe n’est plus de contenir à toute force la rivière, mais plutôt, de lui redonner de la place là où cela est possible, d’accompagner et guider son mouvement naturel. Dans cette optique, le Symbhi a donc réalisé une série d’aménagements sur les digues, dans le lit de la rivière, sur les berges et dans la plaine.
Les champs d’inondations controlés (CIC) constituent un point clé de ce dispositif. Ces zones de stockage de l’eau ralentissent considérablement la progression de la crue, en déviant le surplus d’eau dans des zones où leur impact sera le moins nocif possible : des zones agricoles ou des espaces naturels.

Le projet Isère amont compte 16 champs d’inondation contrôlée, d’une capacité cumulée de 35 millions de m3.

Le système a été imaginé pour parer les crues de différente intensité : bicentenale, centenale, trentenale.
Enfin, les chantiers ont été menés de manière à gérer tous les matériaux dans les circuits les plus courts possibles, avec le plus de réutilisation possible.

Lancé en 2004, le projet Isère amont s’étend sur 29 communes de l’Isère entre Pontcharra et Grenoble, soit plus de 300 000 habitants.
Sa vocation première est la protection contre les inondations, à laquelle ont été intégrées deux autres dimensions : le retour à un meilleur état écologique de la rivière et des aménagements de loisirs.

Avant que les travaux ne soient engagés, le système d’endiguement de l’Isère ne protégeait Grenoble et ses environs que pour des épisodes de crue mineurs à moyens. On estime qu’avant les travaux, une crue de grande envergure, comme celle observée en 1859, aurait causé des dommages à hauteur de 1 milliard d’euros, compte tenu des routes et voies de chemin de fer implantées dans la vallée depuis.

Des travaux dans le lit de la rivière

La stratégie d’aménagement consiste à redonner de la place à l’Isère pour maintenir une crue trentenale dans son lit vif. Dans ce but, différents aménagements ont eu lieu dans le lit de la rivière : arasement des bancs, création de plages de dépots, reconnection des bras morts (lônes), comme le bras mort de Pré Pichat.
Intégrant un volet GEstion des Milieux Aquatiques, ces travaux ont été également l’occasion de rétablir la continuité piscicole entre l’Isère et ses affluents, ainsi que l’imposent aujourd’hui les lois sur l’eau.
.

Travaux sur les berges

Les travaux réalisés sur les berges ont servi à conforter les digues existantes, comme par exemple avec l’insertion de palplanches. En de multiples endroits, les digues ont été abaissées, ce qui constitue des déversoirs qui permettent à l’eau de passer par-dessus la digue sans risquer de la fragiliser. En certains endroits de la digue, des clapets d’alimentation mécanisés ont été installés, afin d’alimenter plus efficacement les champs d’inondation contrôlés.
Les travaux sur les berges ont été aussi l’occasion de mettre en valeur la rivière pour les usagers, en créant des fenêtres dans la végétation pour ouvrir la vue sur l’Isère.
Des espaces de loisirs, des accès à l’eau et des haltes vertes ont aussi été aménagés afin de permettre aux habitants de se réapproprier ce patrimoine naturel. Enfin, tout au long du territoire réaménagé dans le cadre du projet Isère amont, les revêtements de digues ont été remaniés afin de permettre la circulation en mode doux : vélo, course à pied, marche… Cela représente une voie de 35 km, entre Grenoble et Poncharra.

Les travaux dans la plaine

Une forêt alluviale
Le Symbhi a pu recréer des forêts alluviales. Sur plusieurs dizaines de mètres, la digue a été « effacée », permettant à l’eau de venir inonder la forêt lors des crues de faible intensité, tous les 2 à 5 ans. En bordure de cette zone, des merlons ont été aménagés, afin de contenir l’eau lors des périodes d’inondation.

Des plans d’eau réaménagés
Le territoire d’Isère amont compte plusieurs plans d’eau constitués d’anciennes gravières. La campagne de travaux a permis de les inclure dans le plan de lutte contre les inondations, tout en optimisant leur potentiel environnemental.
L’étang des Grandes Îles a ainsi été réaménagé, tout comme l’étang de Bois-Claret à Bernin, le plan d’eau de la Taillat ou encore les gravières de Lumbin. Sur ces sites, les berges et les fonds ont été remodelés afin de favoriser le développement de la vie aquatique, tout en offrant un lieu de reproduction et de nourriture pour la faune péri-aquatique et les oiseaux d’eau. Des espèces spécifiques ont été replantées, comme la petite massette.
Lors des tranches 2 et 3 des travaux, les lônes de Pontcharra et les délaissés de Sainte Maire ont été reconnectés à la rivière et renaturés. D’ici 2021, des travaux similaires seront réalisés sur les plans d’eau de la Berche et de Manon.
Avant même le commencement des travaux, le Symbhi a mis en place un système de gestion des espèces protégées très novateur, afin de permettre leur conservation et leur développement.

Continuité du corridor biologique
Le corridor biologique permet à de nombreuses espèces de passer de Chartreuse à Belledonne, en général le long des affluents. Une vingtaine d’hectares ont été replantés en bordure d’Isère, afin d’assurer la continuité de ce corridor.

Protéger les infrastructures
Train et autoroute passent à proximité de l’Isère. Des travaux ont dû être engagés afin d’assurer la pérennité de ces installations en cas de crue. Ils sont relatés dans les numéros 11  et 12 d’Isère amont le mag.

Plusieurs phases

La tranche 1 des travaux a démarré en 2009. Consacrée à la partie située entre Saint-Ismier et Grenoble, elle visait à sécuriser en priorité la partie soumise à la fréquence d’inondation la plus élevée, du fait de sa grande urbanisation. Elle s’est achevée en 2015. Le bilan de la tranche 1 est exposé dans le numéro 9 du magazine Isère amont, réalisé pour informer la population lors des travaux.
Lancées fin 2015, les tranches 2 et 3 concernent les 19 communes situées entre Chapareillan et Saint-Ismier. Les travaux engagés lors de ces phases vont permettre de finaliser le système de protection contre les inondations sur l’ensemble de la vallée du Grésivaudan d’ici fin 2020. Les travaux de protection achevés, les travaux environnementaux pourront, à leur tour, être finalisés dans les zones d’effacement des digues.

Financement du projet

Pour réaliser les travaux du projet Isère amont, le Symbhi a bénéficié de financements de différents partenaires :
Le Département de l’Isère : membre fondateur du syndicat ;
L’État : au travers de ses aides pour le traitement des risques naturels, ou dans le cadre de programmes d’action de prévention des inondations (PAPI) ;
L’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, qui soutient financièrement l’approche du Symbhi au titre de la protection des milieux humides remarquables ;
• Les intercommunalités concernées par les projets (Grenoble Alpes Métrople, la Communauté de Communes du Grésivaudan).
Leur participation se répartit comme ceci :

 Plan de financement Isère amont tranche 1

 

 Plan de financement Isère amont tranches 2 et 3

 

À noter : le Symbhi a réussi à réaliser les travaux de la Tranche 1 pour 49 millions d’euros, soit une économie de 3 millions d’euros sur l’enveloppe prévue.

Disposition foncières

Afin de pouvoir procéder aux travaux, le Symbhi a fait l’acquisition des terrains sur lesquels il a dû intervenir. Cette opération est relatée dans le numéro 8 d’Isère amont le mag.

 

Concertation avec les acteurs agricoles

La réalisation des travaux a nécessité un large temps de concertation, afin que les intérêts de tous puissent être entendus et respectés au mieux. Dans cette perspective, le Symbhi a notamment signé un accord-cadre avec la chambre d’Agriculture de l’Isère et le Département afin de formuler les conditions d’indemnisation en cas de crue et les indemnités liées aux dommages qui pourraient être causés aux cultures et parcelles durant les travaux dans le cadre du projet Isère amont.
En tranche 2, le projet a été revu, afin de prendre en compte les demandes des agriculteurs.

 

Sur demande : Annexe IV : Comptes rendus des réunions de terrain

Comité consultatif

Le Comité consultatif Isère amont est l’instance de concertation du projet. Il réunit l’ensemble des partenaires de l’opération pour faire le point sur les démarches en cours.
Le Comité consultatif Isère amont regroupe plus de 80 structures :
• communes ;
• élus ;
• administrations ;
Il s’est réuni à chaque étape clé du projet pour présenter les résultats des études et prendre l’avis des partenaires sur certaines dispositions du projet. Depuis le démarrage des travaux en 2012, il se réunit au début de chaque année pour présenter les travaux réalisés l’année précédente et les travaux à venir.

Isère Amont

Affluents de l’Isère dans le Grésivaudan

Actualités et travaux en cours

Documents utiles