Actualités et travaux en cours

Travaux de scarification d’un banc de matériaux sur le torrent du Bard

Situé sur la commune de la Chapelle du Bard, le torrent du Bard, d’une longueur de 4 km avec un bassin versant d’une superficie d’environ 4 km², peut charrier des quantités de matériaux importantes lors d’épisodes pluvieux intenses et créer des laves torrentielles comme le 23 juillet 2016. Une partie de ces matériaux ont tendance à se déposer sur certains tronçons. C’est notamment le cas en amont du pont communal situé en aval du bourg. Sur ce tronçon de 100 ml, l’eau s’écoule en pied de berge rive gauche. Le cours d’eau a tendance à s’enfoncer ce qui génère une érosion du pied de berge et, à l’opposé, le comblement en rive droite, appelé atterrissement ou banc, colonisé par de la Renouée (espèce exotique envahissante) et la végétation. Au gré des crues, les matériaux se sont déposés sur la partie amont de l’atterrissement rehaussant le lit du cours d’eau et pouvant ainsi provoquer des débordements en cas de crues si le phénomène s’accentuait encore.

Localisation du site d'intervention (Source : Géoportail)

Localisation du site d’intervention (Source : Géoportail)

Pour pallier à ce problème, les entreprises Ageron et Xavier Bœuf ont procédé au décapage de 20 à 40 cm de matériaux. Pour ne pas perturber le transport solide du cours d’eau en extrayant trop de matériaux et causer une incision du lit en aval ou une incision régressive en amont, les matériaux ont été déposés en cordon le long de la berge rive droite. L’entreprise Xavier Bœuf a ensuite procédé à la scarification du banc de matériaux sur 10 à 30 cm pour permettre leur remobilisation par les eaux lors des crues. Un layon d’environ 60 cm de large a été créé dans l’atterrissement. En cas de fortes pluies les eaux seront dirigées vers la partie centrale du lit mineur.
Les berges du torrent étant contaminées par la Renouée du Japon, préalablement aux travaux, l’entreprise Ageron a fauché la Renouée sur la zone de chantier pour éviter de la disséminer davantage lors du passage de la pelle araignée. Les produits de fauche et rhizomes extraits du banc de matériaux ont été stockés dans une benne dédiée à cet effet sur le chantier. Elle a ensuite été évacuée et les matériaux ont été incinérés.
3 semaines après l’intervention, avec les nombreux orages du mois de juin, des traces de remobilisation partielle de l’atterrissement et le déplacement du lit vif du cours d’eau sont encourageants.
Evolution du torrent du Bard sur le tronçon en amont du pont communal ayant fait l’objet de travaux le 8 juin 2021 :

Torrent du Bard le 21/05/21
Torrent du Bard le 28/06/21
Torrent du Bard le 01/07/21

Travaux d’évacuation de matériaux sur le torrent de Montfort suite aux éboulements survenus le 6 avril 2021

Suite à l’éboulement du 6 avril 2021 de la falaise surplombant le torrent de Montfort, sur les communes de Crolles et Lumbin, il est apparu nécessaire d’intervenir sur les plages de dépôt situées à l’amont de la gare du funiculaire et sur le tronçon longeant le parking, à l’aval de la gare.
Du 24 au 26 juin, l’ensemble des matériaux présents sur les 2 plages de dépôt a été regroupé pour faciliter leur extraction. Les matériaux ont ensuite été évacués et revalorisés et les berges ont été réaménagées.

Plage de dépôt supérieure
Plage de dépôt supérieure
Plage de dépôt supérieure

A l’amont de la gare du funiculaire, 450 à 500 m3 de matériaux ont ainsi été extraits. A l’aval de la gare du funiculaire (au droit du parking), c’est environ 900 m3 de matériaux qui ont été extraits.
L’équipe du Symbhi continuera de suivre l’évolution du remplissage des plages de dépôts, aujourd’hui vides, au vu des matériaux encore disponibles sous la falaise afin d’anticiper au mieux les futures interventions.

Retrouver notre nouveau rapport d’activité 2020

Visite officielle de la fin du chantier hydraulique Isère Amont

L’aboutissement de près de 10 ans de travaux

Ce mardi 30 mars, nous avons eu l’honneur de recevoir sur le site du CIC des îles de Crolles Monsieur le Secrétaire général de la préfecture de l’Isère, Monsieur le Président du département, Messieurs les présidents des intercommunalités, Mesdames et Messieurs les Maires et Conseillers départementaux, Monsieur le Directeur délégué de l’Agence de l’eau.
La visite s’est effectuée sur 2 heures pour présenter l’opérationnalité du système Isère Amont après 10 ans de travaux.

Aujourd’hui, si une crue extrême similaire à la crue historique observée en 1859 survenait, l’ensemble du survolume de la crue serait stockée dans les Champs d’inondation contrôlée (CIC).

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L’objectif de la visite a été de présenter les travaux du projet Isère Amont à l’échelle de la vallée du Grésivaudan illustrés par les aménagements du CIC des îles de Crolles et du CIC de Lumbin-Crolles.

Depuis le premier site, il a été présenté les travaux :
– De confortement de la digue historique par élargissement du côté plaine ;
– De la réalisation d’un déversoir d’alimentation et de son instrumentation pour un suivi de la crue en temps réel ;
– Des aménagements de loisirs avec un revêtement de la digue et des haltes vertes ;
– D’effacement de la digue historique le long de la forêt alluviale du Grésivaudan et de la connexion d’une gravière à l’Isère.

Un cheminement dans les deux CIC a été réalisé pour s’imprégner de l’ampleur du projet et un second arrêt sur un deuxième site a été organisé sur le « merlon de fermeture d’un CIC » et de « déversoir de sécurité » de Crolles. Il a été présenté les travaux :
– De création d’une digue de l’Isère dans la plaine pour fermer le CIC
– De réalisation d’un déversoir de sécurité

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De Saint-Vincent-de-Mercuze à Champ-près-Froges :
l’eau est de retour dans la forêt alluviale !

Dans le cadre de son projet intégré d’aménagements de l’Isère, le Symbhi remet en eau la forêt alluviale. Pour reconnecter la forêt avec l’Isère, les digues vont être ponctuellement effacées. Cette nouvelle configuration demande aux usagers d’adapter leurs pratiques, notamment en période de crue de l’Isère, dans ce secteur inondable volontairement.

Entre Saint-Vincent-de-Mercuze et Champ-près-Froges, 12 km de digues sont vouées à disparaître afin de laisser à la rivière la possibilité de divaguer dans la forêt, recréant ainsi sur 300 hectares une forêt alluviale, c’est-à-dire une forêt « les pieds dans l’eau ». Une petite partie de ces digues a déjà été effacée par les engins de travaux. Le reste sera naturellement et progressivement érodé par les crues de la rivière.

Les crues de l’Isère ne provoquent pas de vagues géantes, mais la montée des eaux peut être un phénomène puissant, similaire à celui de la marée de l’océan. En période de crue, les digues et la forêt sont donc des secteurs à éviter. Des panneaux ont été installés en entrée des cheminements pour alerter les promeneurs, les pêcheurs ou encore les sportifs sur ce nouveau fonctionnement.

À l’heure actuelle, la forêt alluviale est vieillissante, puisque jusqu’alors coupée de la rivière par la digue. Avec le temps et les inondations successives par les crues de l’Isère, la forêt va se redynamiser et réellement fonctionner comme un écosystème humide, avec tous les avantages que cela offre. En attendant, il faut respecter son développement en restant, autant que possible, sur les sentiers aménagés.

Comme tous les milieux humides, la forêt alluviale rend de précieux services. C’est un réservoir très riche en biodiversité, qui offre un habitat pour une grande variété d’espèces animales et végétales. La forêt alluviale agit aussi sur la qualité de l’eau. En effet, le système racinaire des végétaux combiné à l’action des bactéries, permet de transformer les pollutions chimiques et de « nettoyer » l’eau.

Enfin, la forêt alluviale agit comme un tampon sur les épisodes extrêmes en modérant les pics, pour les crues aussi bien que pour les sécheresses.

Vers la sécurisation des ouvrages de protection du Vorz sur le hameau de la Gorge…

Suite aux pluies particulièrement intenses qui se sont abattues sur le massif de Belledonne en août 2005, le Vorz a connu une crue exceptionnelle en mobilisant de grandes quantités de matériaux solide et de nombreux embâcles. Cette crue, encore dans les mémoires, a causé de nombreux dégâts et des travaux d’urgence avaient été mis en oeuvre pour protéger les biens et les personnes.

Afin de sécuriser le système de protection en place au droit du hameau de la Gorge, des travaux de confortement sont prévus dans le cadre du PAPI travaux des affluents du Grésivaudan. Une première réunion de présentation aux riverains a eu lieu samedi 9 janvier 2021 sur le site pour présenter le projet, en présence de Monsieur le Maire de Saint Agnès, de Monsieur Jean-Luc Roux adjoint au maire de Saint Mury Monteymond et de Monsieur Philippe Lorimier, Vice-Président en charge de la Gemapi à la Communauté de Communes le Grésivaudan.

Présentation aux riverains du hameau de la Gorge du projet de confortement des ouvrages de protection du Vorz

Nous remercions l’ensemble des participants, qui ont bravé le froid de cette matinée hivernale pour participer à cet échange !

 

Les Schémas d’aménagement intégré sont lancés !

Dans la cadre du PAPI d’Intention des  affluents, l’Unité Territoriale à lancé en 2020 des consultations pour la réalisation de schémas d’aménagement intégré sur les bassins versants du Bréda, du Lancey, du Salin et du Sonnant d’Uriage. Ces schémas aboutiront à l’élaboration d’aménagements au stade Avant-Projet visant la protection des enjeux au risque de crues et la valorisation des milieux aquatiques.

Le SYMBHI souhaite en effet disposer des éléments de connaissance harmonisés sur les bassins versants pour adopter une stratégie de gestion et d’aménagement intégrée des cours d’eau ne répondant pas uniquement à des préoccupations hydrauliques, mais cohérente hydrographiquement et adaptée aux enjeux spécifiques de chacun des sous-bassins versants.
Par ailleurs, il existe de nombreux ouvrages sur les bassins versant (plages de dépôt, ouvrages digues…) dont la gestion doit être clarifiée et définie, notamment du point de vue réglementaire.
Enfin, les milieux aquatiques, la faune, la flore et la ripisylve constituent un réel atout pour le territoire qui dispose de milieux et d’espèces remarquables. Leur préservation, voire leur restauration, constitue un réel enjeu qui se doit d’être intégré dans les projets d’aménagement hydraulique.

Pour le Bréda, le marché d’étude a été attribué au Groupement Merlin/Biotec/Veodis 3D/Scalvo. Un Comité Technique de démarrage a eu lieu à Allevard le 7 janvier 2021 et a permis de rassembler l’ensemble des acteurs institutionnels et du territoire pour échanger autour de la démarche.

Comité Technique de démarrage sur le Bréda

 

Pour le torrent de la Combe de Lancey, ca sera Safege et ETRM qui travailleront sur l’élaboration du schéma. Le Comité Technique s’est tenu le 18 janvier en mairie de Villard-Bonnot.

Isère Amont

Affluents de l’Isère dans le Grésivaudan

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