Actualités et travaux en cours

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Visite officielle de la fin du chantier hydraulique Isère Amont

L’aboutissement de près de 10 ans de travaux

Ce mardi 30 mars, nous avons eu l’honneur de recevoir sur le site du CIC des îles de Crolles Monsieur le Secrétaire général de la préfecture de l’Isère, Monsieur le Président du département, Messieurs les présidents des intercommunalités, Mesdames et Messieurs les Maires et Conseillers départementaux, Monsieur le Directeur délégué de l’Agence de l’eau.
La visite s’est effectuée sur 2 heures pour présenter l’opérationnalité du système Isère Amont après 10 ans de travaux.

Aujourd’hui, si une crue extrême similaire à la crue historique observée en 1859 survenait, l’ensemble du survolume de la crue serait stockée dans les Champs d’inondation contrôlée (CIC).

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L’objectif de la visite a été de présenter les travaux du projet Isère Amont à l’échelle de la vallée du Grésivaudan illustrés par les aménagements du CIC des îles de Crolles et du CIC de Lumbin-Crolles.

Depuis le premier site, il a été présenté les travaux :
– De confortement de la digue historique par élargissement du côté plaine ;
– De la réalisation d’un déversoir d’alimentation et de son instrumentation pour un suivi de la crue en temps réel ;
– Des aménagements de loisirs avec un revêtement de la digue et des haltes vertes ;
– D’effacement de la digue historique le long de la forêt alluviale du Grésivaudan et de la connexion d’une gravière à l’Isère.

Un cheminement dans les deux CIC a été réalisé pour s’imprégner de l’ampleur du projet et un second arrêt sur un deuxième site a été organisé sur le « merlon de fermeture d’un CIC » et de « déversoir de sécurité » de Crolles. Il a été présenté les travaux :
– De création d’une digue de l’Isère dans la plaine pour fermer le CIC
– De réalisation d’un déversoir de sécurité

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De Saint-Vincent-de-Mercuze à Champ-près-Froges :
l’eau est de retour dans la forêt alluviale !

Dans le cadre de son projet intégré d’aménagements de l’Isère, le Symbhi remet en eau la forêt alluviale. Pour reconnecter la forêt avec l’Isère, les digues vont être ponctuellement effacées. Cette nouvelle configuration demande aux usagers d’adapter leurs pratiques, notamment en période de crue de l’Isère, dans ce secteur inondable volontairement.

Entre Saint-Vincent-de-Mercuze et Champ-près-Froges, 12 km de digues sont vouées à disparaître afin de laisser à la rivière la possibilité de divaguer dans la forêt, recréant ainsi sur 300 hectares une forêt alluviale, c’est-à-dire une forêt « les pieds dans l’eau ». Une petite partie de ces digues a déjà été effacée par les engins de travaux. Le reste sera naturellement et progressivement érodé par les crues de la rivière.

Les crues de l’Isère ne provoquent pas de vagues géantes, mais la montée des eaux peut être un phénomène puissant, similaire à celui de la marée de l’océan. En période de crue, les digues et la forêt sont donc des secteurs à éviter. Des panneaux ont été installés en entrée des cheminements pour alerter les promeneurs, les pêcheurs ou encore les sportifs sur ce nouveau fonctionnement.

À l’heure actuelle, la forêt alluviale est vieillissante, puisque jusqu’alors coupée de la rivière par la digue. Avec le temps et les inondations successives par les crues de l’Isère, la forêt va se redynamiser et réellement fonctionner comme un écosystème humide, avec tous les avantages que cela offre. En attendant, il faut respecter son développement en restant, autant que possible, sur les sentiers aménagés.

Comme tous les milieux humides, la forêt alluviale rend de précieux services. C’est un réservoir très riche en biodiversité, qui offre un habitat pour une grande variété d’espèces animales et végétales. La forêt alluviale agit aussi sur la qualité de l’eau. En effet, le système racinaire des végétaux combiné à l’action des bactéries, permet de transformer les pollutions chimiques et de « nettoyer » l’eau.

Enfin, la forêt alluviale agit comme un tampon sur les épisodes extrêmes en modérant les pics, pour les crues aussi bien que pour les sécheresses.

Travaux de restauration des berges de l’Alloix

Le ruisseau de l’Alloix est alimenté par un bassin versant très large d’une superficie totale de 12,6 km², situé sur le plateau des Petites-Roches. Lors de ses crues, le ruisseau affouille ses berges, provoquant des glissements. Lors de la tempête Eleanor en janvier 2018, la crue du ruisseau de l’Alloix a engendré l’effondrement partiel de la rive droite en bordure de route sur la commune de Saint-Vincent-de-Mercuze, en aval du pont entre la commune de Saint-Vincent-de-Mercuze et de Sainte-Marie-d’Alloix.

Il est ainsi apparu nécessaire de réhabiliter les berges du ruisseau d’Alloix au niveau de l’effondrement ainsi qu’en amont et aval de cette zone, afin d’éviter une chute d’arbres très imposants et un effondrement de la chaussée.
Un premier aménagement a consisté en la mise en place de protections de berges sur la rive droite sur un linéaire d’environ 30 mètres linéaires en amont du pont et 60 mètres linéaires en aval du pont.
Le second aménagement a consisté à abaisser la berge gauche en aval du pont, et/ou à abattre certains arbres sur cette berge, afin de créer une risberme. L’objectif a été de créer une zone d’expansion de l’écoulement en sortie du pont, afin d’y favoriser le dépôt des sédiments lourds lors des crues, et de réduire les contraintes hydrauliques contre les ouvrages en rive droite.

Du bouturage a également été réalisé afin de recréer des zones d’ombres pour améliorer l’attrait piscicole du secteur déjà très riche. En effet, lors de la pêche de sauvegarde réalisée la veille des travaux, plus de 400 individus ont été péchés et déplacés plus bas dans le ruisseau.

Les travaux ont débuté courant juin et se sont terminés fin octobre 2020. Ils ont été réalisés par les entreprises Midali, NGE Fondation et VDA, sous la maitrise d’oeuvre de SAFEGE  pour un montant de 375 000 € HT.

Vers la sécurisation des ouvrages de protection du Vorz sur le hameau de la Gorge…

Suite aux pluies particulièrement intenses qui se sont abattues sur le massif de Belledonne en août 2005, le Vorz a connu une crue exceptionnelle en mobilisant de grandes quantités de matériaux solide et de nombreux embâcles. Cette crue, encore dans les mémoires, a causé de nombreux dégâts et des travaux d’urgence avaient été mis en oeuvre pour protéger les biens et les personnes.

Afin de sécuriser le système de protection en place au droit du hameau de la Gorge, des travaux de confortement sont prévus dans le cadre du PAPI travaux des affluents du Grésivaudan. Une première réunion de présentation aux riverains a eu lieu samedi 9 janvier 2021 sur le site pour présenter le projet, en présence de Monsieur le Maire de Saint Agnès, de Monsieur Jean-Luc Roux adjoint au maire de Saint Mury Monteymond et de Monsieur Philippe Lorimier, Vice-Président en charge de la Gemapi à la Communauté de Communes le Grésivaudan.

Présentation aux riverains du hameau de la Gorge du projet de confortement des ouvrages de protection du Vorz

Nous remercions l’ensemble des participants, qui ont bravé le froid de cette matinée hivernale pour participer à cet échange !

 

Les Schémas d’aménagement intégré sont lancés !

Dans la cadre du PAPI d’Intention des  affluents, l’Unité Territoriale à lancé en 2020 des consultations pour la réalisation de schémas d’aménagement intégré sur les bassins versants du Bréda, du Lancey, du Salin et du Sonnant d’Uriage. Ces schémas aboutiront à l’élaboration d’aménagements au stade Avant-Projet visant la protection des enjeux au risque de crues et la valorisation des milieux aquatiques.

Le SYMBHI souhaite en effet disposer des éléments de connaissance harmonisés sur les bassins versants pour adopter une stratégie de gestion et d’aménagement intégrée des cours d’eau ne répondant pas uniquement à des préoccupations hydrauliques, mais cohérente hydrographiquement et adaptée aux enjeux spécifiques de chacun des sous-bassins versants.
Par ailleurs, il existe de nombreux ouvrages sur les bassins versant (plages de dépôt, ouvrages digues…) dont la gestion doit être clarifiée et définie, notamment du point de vue réglementaire.
Enfin, les milieux aquatiques, la faune, la flore et la ripisylve constituent un réel atout pour le territoire qui dispose de milieux et d’espèces remarquables. Leur préservation, voire leur restauration, constitue un réel enjeu qui se doit d’être intégré dans les projets d’aménagement hydraulique.

Pour le Bréda, le marché d’étude a été attribué au Groupement Merlin/Biotec/Veodis 3D/Scalvo. Un Comité Technique de démarrage a eu lieu à Allevard le 7 janvier 2021 et a permis de rassembler l’ensemble des acteurs institutionnels et du territoire pour échanger autour de la démarche.

Comité Technique de démarrage sur le Bréda

Pour le torrent de la Combe de Lancey, ca sera Safege et ETRM qui travailleront sur l’élaboration du schéma. Le Comité Technique s’est tenu le 18 janvier en mairie de Villard-Bonnot.

Plan de gestion de la végétation

Les cours d’eau où le SYMBHI exerce sa compétence sont non domaniaux et la majeure partie est en terrains privés. L’entretien régulier de ces cours d’eau incombe au propriétaire riverain. Cependant, dans un souci de cohérence et pour servir l’intérêt général, le SYMBHI pourra intervenir sur ces linéaires, dans le cadre d’opérations plus lourdes d’entretien, voire de restauration écologique. Ces interventions doivent être menées dans le cadre d’un plan de gestion pluriannuel (article L215-15 du code de l’environnement).

Exemple d'entretien de la végétation sur le Rôti

Exemple d’entretien de la végétation sur le Rôti

Dans la cadre du PAPI d’Intention à venir pour les affluents, l’Unité Territoriale lance en mai une consultation pour la réalisation d’une mission d’élaboration d’un plan pluriannuel d’entretien et de gestion des berges et des boisements des cours d’eau.
Les objectifs sont :
• Mettre à jour et approfondir nos connaissances de la végétation rivulaire des principaux bassins versants du Grésivaudan ;
• Réaliser un programme d’actions d’entretien et de restauration cohérent sur l’ensemble des bassins versant du Grésivaudan ;
• Mettre en évidence les dysfonctionnements constatés, les hiérarchiser selon les objectifs et les enjeux de gestion des boisements à identifier et clarifier ;
• Rechercher et proposer des solutions durables à court, moyen et long terme ;
• Élaborer un plan de gestion avec une lecture simple par le biais d’un programme d’actions pluriannuelles, cohérentes et partagées, échelonnées dans le temps.

Isère Amont

Affluents de l’Isère dans le Grésivaudan

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